jeudi 30 avril 2009

Time Warner prévoit de se séparer d'AOL

Time Warner envisage sérieusement de rendre son indépendance à sa filiale internet AOL. Le groupe média américain a indiqué mercredi être prêt à mettre un terme à la fusion engagée en 2000 entre les deux sociétés. Cette fusion est considérée par beaucoup comme un des plus importants fiasco du marché, avec à la clé de lourdes pertes pour les actionnaires.


« Bien que le conseil d'administration n'ait pas pris de décision, la société prévoit de lancer un processus de scission d'une ou de plusieurs parties de l'activité d'AOL aux actionnaires de Time Warner, par le biais d'une ou de plusieurs transactions », a indiqué le groupe dans un document réglementaire (SEC) dont le New York Times a obtenu copie.
Parallèlement, Time Warner a présenté des résultats en demi-teinte. Le groupe a généré un chiffre d'affaires de 6,9 milliards de dollars au 1er trimestre 2009, en baisse de 9% par rapport à la même période l'an dernier. Son bénéfice net a atteint 661 millions de dollars sur le trimestre, contre 771 millions de dollars au 1er trimestre 2008. AOL, pour sa part, a généré un CA trimestriel de 867 millions de dollars, en baisse de 23% sur un an. A lui seul, le CA généré par les abonnements internet a chuté de 27%. Quant aux revenus publicitaires d'AOL, ils ont reculé de 20%.

Près de 34 millions de clients « haut débit » chez Orange

Le groupe France Telecom a publié ce matin ses résultats financiers trimestriels faisant état d'une hausse de 6,3% du nombre de ses clients mais d'une relative stagnation de son chiffre d'affaires (+0,4%) en raison d'un environnement économique « en détérioration ».


Sur les 183,5 millions que revendique désormais France Telecom / Orange dans le monde, 122,9 millions sont des clients « mobiles » dont 20,6 millions (+80%) disposant d'un accès 3G. En matière d'ADSL, Orange revendique 13,2 millions de clients dont 2,5 millions (+75%) ayant désormais accès à son offre de télévision.
Avec près de 34 millions d'abonnés sur ligne fixe ou mobile, le « haut débit » confirme en tout cas son statut de moteur de croissance pour l'opérateur français qui pourrait passer la barre des 200 millions de clients à travers le monde au cours de l'année 2010.

Eric Woerth rappelle que les publicités pour les jeux en ligne restent illégales

Alors que plusieurs médias ont diffusé ces dernières semaines des publicités promouvant des sites internet de paris sportifs, le ministre du budget Eric Woerth s'exprime aujourd'hui dans les colonnes du Figaro, rappelant que ces publicités sont « illégales ». « Elles doivent cesser immédiatement », a-t-il ajouté.

Il y a quelques jours, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel a rappelé à l'ordre Europe 1 alors que la station avait diffusé des spots vantant le site Betclic. D'autre part, malgré l'avertissement du CSA, RMC a lancé samedi une nouvelle émission hebdomadaire en association avec Unibet.

Actuellement, seuls le PMU et la Française des jeux sont autorisés à exercer leur activité sur le marché des jeux de hasard et des paris sportifs. La France n'ouvrira le marché que début 2010. « Le droit actuel est très clair. Ces sites n'ont pas encore le droit d'opérer en France et l'interdiction vaut aussi pour la publicité qu'ils peuvent faire », a rappelé le ministre.
Eric Woerth précise qu'à la demande du gouvernement, le PMU et la Français des jeux vont s'abstenir de faire de la publicité pour leurs jeux en ligne jusqu'à la fin de l'année. « Dès lors que toutes les actions de promotion, émissions dédiées, partenariat, sponsoring, des opérateurs de paris sportifs et de jeux en ligne – publics et privés – sont effectivement et clairement reportées ou annulées, BetClic et Europe 1 déclarent qu'ils sont prêts eux-aussi à suspendre leur accord de partenariat à l'antenne », ont indiqué aujourd'hui Europe 1 et Betclic dans un communiqué commun.

La justice américaine enquête sur Google Book Search

Bien que Google et deux sociétés américaines d'auteurs et d'éditeurs aient mis un terme à leur différend, le Département US de la justice aurait repris le dossier. Le ministère chercherait à déterminer si ce règlement proposé par le moteur de recherche à l'Authors Guild et à l'Association of American Publishers respecte la loi antitrust, d'après « des sources proches du dossier » citées par le Wall Street Journal.

En octobre dernier, Google a obtenu le terme de l'action collective initiée par les auteurs ainsi qu'un procès intenté par cinq maisons d'édition (McGraw-Hill, Pearson Edu, Penguin Group, John Wiley & Sons, Simon & Schuster). Pour mémoire, ces derniers accusaient Google de développer son projet de recherche de livres (Google Book Search) « sans autorisation des ayants droit ».
Dans ce cadre, il a été décidé qu'une partie des revenus publicitaires générés par Google via son outil recherche de livres soit redistribuée aux auteurs et aux éditeurs. Par ailleurs, la société internet américaine s'est engagée à verser 125 millions de dollars pour régler les litiges en cours et à financer la mise en oeuvre outre-Atlantique d'un registre des droits sur les livres.
Par le biais de ce registre, Google a décidé de verser 63% des revenus générés via l'utilisation des ouvrages concernés aux ayants droit. L'accord prévoit le règlement en espèce à l'ensemble des ayants droit dont les ouvrages et extraits auront été scannés par Google avant le 5 mai 2009. Initialement, les ayants droit qui souhaitaient s'y opposer (opt out) devaient le faire avant cette date. Toutefois, un juge fédéral de New York a retardé mardi cette échéance au mois de septembre. L'accord de règlement entre Google et les ayants droit sera-t-il remis en cause d'ici là ?

Le président de l'Arcep, JC Mallet, démissionne

Quatre mois après son arrivée à la présidence de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, Jean-Claude Mallet démissionne « pour des raisons qui sont strictement personnelles et de santé. » Le conseiller d'Etat ajoute avoir « demandé au Président de la République de bien vouloir accepter (sa) démission » dans un bref communiqué mis en ligne ce mercredi sur le site de l'Arcep.


Depuis qu'il a succédé à Jean-Paul Champsaur, Jean-Claude Mallet a pris à bras le corps d'épineux dossiers sans pratiquer la langue de bois. Début avril, à propos du déploiement des réseaux en fibre optique en France, Mallet n'a pas hésité a déclaré : « on est sur un truc qui va durer minimum 10 ans. N'oubliez pas que les expérimentations ont commencé en janvier 2009 et que nous ne sommes qu'en avril. » Par ailleurs, malgré les atermoiements du gouvernement, l'Arcep a demandé aux opérateurs mobiles d'engager « une démarche active » visant la conclusion en fin d'année d'un accord-cadre. Ce dernier porte sur le partage des infrastructures 3G en métropole et sur les modalités de son extension à un nouvel opérateur de réseau mobile de troisième génération.
La pression a-t-elle été trop forte pour Jean-Claude Mallet ? Ce dernier a affirmé que « toutes les dispositions ont été prises pour que la continuité du fonctionnement de l'Autorité soit assurée. »

IBM poursuit avec Juniper, augmente son dividende

Quasi-centenaire mais toujours affûté, IBM renforce son partenariat avec Juniper Networks dans les centres de données et augmente son dividende.


Le groupe informatique américain a annoncé mardi augmenter son dividende trimestriel de 5 cents, à 55 cents par action. Ce dividende sera versé à ses actionnaires le 10 juin 2009. Big Blue va également réaliser un nouveau programme de rachat d'actions à hauteur de 3 milliards de dollars.
Parallèlement à cette initiative, la firme d'Armonk, New York, a annoncé renforcer son partenariat avec l'équipementier américain Juniper networks. Depuis 2007, IBM est un intégrateur de référence des produits Juniper (commutateurs Ethernet, routeurs, solutions de sécurité).
Par ailleurs, IBM et Juniper travaillent sur le projet 'Stratus'. Ce projet vise à concevoir un centre de données unifié, respectueux de l'environnement, regroupant matériel et logiciels avancés de virtualisation. Dans ce domaine, Big Blue et Juniper entrent en concurrence avec un nouvel entrant dans le domaine des serveurs pour data centers : Cisco.

France Télécom affiche un chiffre d'affaires en baisse de 2,6%

La détérioration de l'environnement économique a porté préjudice au groupe France Telecom qui affiche pour le premier trimestre 2009 un chiffre d'affaires en baisse de 2,6%, à 12,685 milliards d'euros. La France reste toutefois un marché porteur pour l'opérateur, qui se félicite d'enregistrer, à base comparable, une croissance supérieure à l'évolution moyenne du PIB sur le périmètre d'activité du groupe.


En France, le chiffre d'affaires du groupe se monte à 5,912 milliards d'euros sur le trimestre. France Télécom y revendique 17,1 millions d'abonnés mobiles sous sa marque, ainsi que 8,54 millions d'abonnés, soit 913.000 nouveaux clients sur un an, dans le domaine de l'ADSL. Sur les marchés matures, la hausse enregistrée en France et en Belgique est compensée par le déclin enregistré en Espagne, en Pologne et au Royaume Uni. France Télécom signale par ailleurs un retrait de 0,5% sur les activités des pays dits émergents, d'Europe de l'Est et d'Afrique.
« Dans un environnement qui continue de se détériorer, en particulier hors de France, le Groupe a vu au premier trimestre le nombre de ses clients progresser et atteindre plus de 183 millions avec une hausse de plus de 9% de ses clients mobiles à près de 123 millions et une hausse de près de 9% de ses services haut débit avec 13 millions de foyers équipés en ADSL », indique Didier Lombard, PDG de l'opérateur, dans un communiqué.
Le groupe a par ailleurs annoncé mercredi matin qu'il allait procéder au rachat des parts détenues par les actionnaires majoritaires au sein de France Télécom Espana, de façon à porter sa participation de 81,6% à 99,85%, pour un montant de 1,374 milliard d'euros. Sur l'année, France Télécom maintient son objectif d'une génération de cash-flow organique de 8 milliards d'euros.

Google reste la marque la plus puissante du monde

Google tout puissant ? Spécialiste de la communication publicitaire, la société Millward Brown vient de publier la nouvelle édition de son « Brandz Top 100 », mesurant la valeur de plusieurs milliers de marques.


Pour la seconde année consécutive, c'est Google qui se classe premier de ce classement avec une marque dont la valeur est estimée à pas moins de 100 milliards de dollars (+16%). Derrière Google, Millward Brown identifie d'ailleurs de nombreuses sociétés technologiques telles que Microsoft (2e, 76 Mds $, +8%), IBM (4e, 66 Mds $, +20%), Apple (6e, 63 Mds $, +14%), China Mobile (7e, 61 Mds $, +7%) ou encore Vodafone (9e, 53 Mds $, +45%). Longtemps leader du classement, une marque alimentaire comme Coca-Cola doit se satisfaire d'une troisième place.
Parmi les plus fortes croissances, le classement identifie également des marques telles que BlackBerry (16e + 100%), Amazon (26e, +85%), AT&T (28e, +67%) ou encore O2 (77e, +36%).
Dans son top 100, Millward Brown souligne également la présence de marques françaises des secteurs du luxe (Louis Vuitton, L'Oréal, Hermès) ou de la grande distribution (Carrefour, Auchan). Seule marque technologique et française, Orange affiche par contre un recul de 6% pour se limiter à la 53e place, loin derrière China Mobile, Vodafone ou AT&T.

mercredi 29 avril 2009

Au plus mal au cours de l'hiver, l'équipementier français Thomson semble aborder le printemps en meilleure posture.

Au plus mal au cours de l'hiver, l'équipementier français Thomson semble aborder le printemps en meilleure posture.
A l'occasion de la publication de ses résultats financiers trimestriels, faisant état d'une hausse salutaire de 3,1% de son chiffre d'affaires à 915 millions d'euros, le groupe a également annoncé l'obtention d'un moratoire de quelques mois avec ses créanciers.


« La croissance de notre chiffre d'affaires est un signal encourageant dans les conditions de marché actuelles, mais c'est surtout l'amélioration significative de la profitabilité et du cash flow opérationnel qui sont importants. Ces résultats témoignent de la confiance continue de nos clients et de l'engagement des salariés de Thomson. Dans ce contexte, l'accord trouvé avec nos créditeurs est une étape impor tante pour continuer nos discussions afin de trouver une solution équilibrée et pérenne pour la restructuration de notre bilan » commente Frederic Rose, désormais PDG de Thomson.
Deux bonnes nouvelles qui permettent en tout cas au cours de bourse du groupe de gagner près de 5% ce mardi, à la bourse de Paris, et de poursuivre un spectaculaire redressement de +75% depuis le mois dernier. Reste toutefois à savoir si le groupe, désormais repositionné en équipementier audiovisuel, saura rebondir de la même façon qu'il l'avait déjà fait à la fin des années 90.

ERC : 2.5 millions d' € pour le développement de Minix

Une université des Pays-Bas vient de faire un don auprès du Conseil Européen de la recherche (ERC) pour continuer pendant cinq ans le développement du noyau Minix et développer un système d'exploitation basé sur Unix plus stable et plus sécurisé que Linux ou Microsoft Windows.
En tout, 2,5 millions d'euros ont été versés afin que trois chercheurs et deux programmeurs se penchent sur le sujet. Pour assurer une meilleure stabilité, les experts souhaitent que l'ordinateur lui-même soit capable de corriger un bug lorsqu'il se présente.

Cette équipe devrait donc utiliser la base de Minix, un noyau initialement développé en tant qu'outil pédagogique par le professeur Andrew S. Tanenbaum. Minix est très basique et volontairement léger pour que son architecture puissent être enseignée en un semestre universitaire. D'ailleurs, c'est principalement à partir de Minix que Linus Torvald a développé Linux.
« Ca m'énerve lorsqu'un logiciel ne fonctionne pas », explique M. Tanenbaum, « c'est agaçant de devoir redémarrer son ordinateur. La véritable question est : "est-il possible de fabriquer un système qui fonctionne véritablement ? " ».
Le chercheur explique que si les bugs ont toujours existé, la manière dont Windows et Linux ont été développés n'est pas optimale. Par exemple, les pilotes nécessaires au fonctionnement du son ou des autres périphériques sont généralement embarqués directement au sein du système. De ce fait, en cas d'erreur, c'est la machine entière qui est inutilisable. De son côté, Minix traite les pilotes en tant qu'application traditionnelles, ce qui permet de ne pas monopoliser le système en cas de bug.
M. Tanenbaum conclut : « nous voulons développer du logiciel qui soit extrêmement stable ».



Alcatel-Lucent signe pour 1,7 milliard de dollars de contrats en Chine

Concurrent de Cisco, l'équipementier réseau franco-américain Alcatel-Lucent, par le biais de sa filiale Alcatel-Lucent Shanghai Bell, signe de nouveaux accords-cadres avec les opérateurs China Mobile et China Telecom.


Ces contrats d'un montant total de 1,7 milliard de dollars (1 milliard pour China Mobile, 7 millions de dollars - et non 700.000 $ - pour China Telecom) portent sur la fourniture d'équipements (solutions IP), la maintenance et la modernisation de réseaux GSM/EDGE et 3G au standard TD-SCDMA pour China Mobile ; 3G au standard CDMA/EV-DO pour China Telecom.
Alcatel-Lucent n'est pas le seul à avoir bénéficié des largesses des deux opérateurs mobiles chinois. China Telecom a également passé de nouveaux contrats avec Cisco, Microsoft, Dell et Emerson Electric. Tandis que China Mobile s'est associé avec Cisco, Emerson, HP et Oracle.

GFK : 3,5 millions de mobinautes friands d'info, de musique et de jeux

Le mobile, partenaire désormais incontournable d'une stratégie contenus ? Dans un rapport intitulé « Le Marché des contenus mobiles », l'institut GFK et le cabinet NPA Conseil soulignent la rapide évolution de ce dernier, dopé par l'essor des terminaux intelligents, dotés de grandes interfaces tactiles, ainsi que par la densité toujours plus importante des réseaux à haut débit de type 3G. A date, GFK dénombre en France 3,5 millions d'internautes mobiles âgés de 15 ans et plus.


Une part encore relativement faible des 36,9 millions d'utilisateurs de téléphones mobiles, mais qui tend à faire de plus en plus souvent appel aux services qu'on lui dédie. L'actualité occuperait le premier rang des occupations sur mobile, avec 68% de pratiquants chez les mobinautes (76% chez les hommes), devant le courrier électronique (60%), les services pratiques de type météo ou itinéraire (58%) puis le divertissement (52%) et les services communautaires.
En matière de téléchargement de contenus, les jeunes (15-20 ans) constitueraient une cible privilégiée puisqu'ils consommeraient jusqu'à trois fois plus que la moyenne des mobinautes. Dans ce domaine, les jeux s'imposent, avec environ 17,8 millions de téléchargements pour un chiffre d'affaires de 77,5 millions d'euros sur 2008.


L'essor des smartphones et la mise en place de kiosques de téléchargement chez les principaux opérateurs et fabricants, sur le modèle de l'App Store d'Apple, participent logiquement à cette tendance, constate GFK. Pour les auteurs de ce rapport, le phénomène « consacre peu à peu le mobile comme canal relationnel à valeur ajoutée auprès des clients ». « Les services mobiles s'inscrivent donc plus que jamais au coeur d'une stratégie commerciale et marketing globale pour les annonceurs et les éditeurs de contenus », observent-ils encore.

vendredi 24 avril 2009

Yahoo! fermera bientôt le service Geocities

Toujours dans un souci d'économie Yahoo! continue de fermer plusieurs de ses branches. Cette fois c'est le service de Geocities, racheté en 1999 pour 2,87 milliards de dollars, qui ne sera bientôt plus disponible. Geocities fut l'un des pionniers dans la création en ligne de sites Internet, cependant, au fil des années, ses fonctionnalités furent rapidement dépassées pas les services de weblog et sites web 2.0.


Techcrunch rapporte que le trafic de GeoCities a considérablement baissé ces derniers temps. Alors qu'en octobre 2006 le site enregistrait 18,6 millions de visiteurs uniques, ce chiffre est passé à 11,5 millions le mois dernier.
La firme de Sunnyvale a publié une note à l'attention de ses visiteurs : « après réflexion, Yahoo! a décidé de fermer GeoCities plus tard dans le courant de l'année. Vous pouvez toujours continuer à utiliser le service jusqu'à sa fermeture - nous voulions simplement vous prévenir de cette action le plus tôt possible. Nous vous communiquerons de plus amples détails à ce sujet cet été ». Au travers de la FAQ relative à cette annonce, Yahoo! encourage ses utilisateurs à migrer vers son service Yahoo! Web Hosting.


L'une des stratégies actuelles de Yahoo, initiée par Jerry Yang et continuée par Carol Bartz, est de fermer les produits redondants. Ainsi Yahoo! Photos s'est éteint au profit de Flickr, Yahoo My Web s'est effacé devant Delicious.

Microsoft : première chute des revenus en 23 ans

Microsoft fait les frais du recul des ventes de PC. L'éditeur de logiciels a enregistré un chiffre d'affaires de 13,65 milliards de dollars au 3ème trimestre de son exercice 2009 clos le 31 mars. Ce chiffre est en baisse de 6% par rapport à la même période l'an dernier. C'est une première en 23 ans pour la firme de Redmond.


Quant au bénéfice net de la société, il a chuté de 32% sur un an, à 2,98 milliards de dollars, ou 33 cents par action, sur le trimestre. A eux seuls, les revenus générés par la division Windows ont reculé de 16% à 3,4 milliards de dollars. L'arrivée prochaine du successeur de Vista, le système d'exploitation Windows 7, va-t-il changer la donne ? Les marchés semblent y croire.
Jeudi soir, l'action Microsoft a gagné moins de 1% pour clore à 18,92 dollars. En après bourse, parallèlement à l'annonce des résultats, l'action a atteint 19,50 dollars au Nasdaq.

eBay fait l’apologie.. de ses espaces publicitaires

Place de marché fréquentée chaque mois par plus de 14 millions d'internautes français, eBay entend également valoriser ses espaces publicitaires. La société vient en effet de partager les conclusions d'une étude, réalisée par Cross Tab, jugeant que les annonceurs doivent prioritairement cibler les internautes « en posture d'achat ».


L'étude dévoile ainsi que 57 % des internautes prêtent attention à la publicité lorsqu'ils sont à la recherche d'un article précis sur un site marchand, contre seulement 18 % lorsqu'ils naviguent sur un portail et à peine 6% sur un réseau social. Interrogés sur les principaux types de publicité qui les conduisent à acheter en ligne, les internautes citent principalement les listes proposées par les moteurs de recherche (30 %) et les publicités diffusées sur les sites marchands suite à la recherche d'un article précis (24 %).
« Les annonceurs doivent concentrer leur budget publicitaire sur les internautes qui sont déjà dans une posture de recherche et d'achat. Grâce à ses capacités de ciblage, eBay Advertising permet de toucher plus efficacement ces consommateurs. Nous avons d'ailleurs constaté que la performance de certaines campagnes marketing pouvait ainsi être multipliée par 10 et plus sur eBay.fr » indique Yann Depoys, responsable eBay Advertising en France.
Avec un total de 2,1 milliards de pages consultées chaque mois en France, eBay Advertising estime donc être le support idéal pour les annonceurs. Reste toutefois à savoir si les médias, désormais concurrencés par les marchands, ne devront lancer leur propre boutique, afin de revaloriser ...leurs propres inventaires publicitaires.

La mesure du regard pourrait remettre en cause la stratégie commerciale.. de Google

Editeur d'une technologie du suivi du regard des internautes, la société française Miratech vient de publier deux études susceptibles de remettre en cause la stratégie commerciale de Google en matière de liens sponsorisés.

Tout comme Yahoo Search Marketing, les liens sponsorisés de Google reposent en effet sur un système d'enchères et mettent en première position l'annonceur le mieux disant, prêt à être facturé le plus cher pour un clic.

Or l'étude de Miratech révèle que les annonces ne sont pas vues suivant leur ordre d'affichage sur la page. « La deuxième annonce est mieux regardée que la première ! » affirme Jérémie Eskenazi, un ingénieur centralien à l'origine de Miratech.

La technologie d'Eyetracking de Miratech permet également de savoir que les liens organiques, issus de l'index naturel, sont trois fois plus consultés que les liens commerciaux. Pour ces liens naturels, la première position reste par contre primordiale avec 1,6% d'observation de plus que pour la seconde position.
Réalisée à partir d'un échantillon de quelques dizaines d'internautes, sans doute insuffisant pour être représentatif, l'étude pourrait en tout cas pousser les annonceurs à renoncer à l'enchère maximale sur Adwords afin d'optimiser taux de clic et in-fine, leur retour sur investissement.

HP intègre VMware VSphere 4

HP, second vendeur de serveurs derrière IBM, devant Dell et Sun, intègre la nouvelle plateforme de virtualisation de VMware à sa gamme de solutions d'infrastructure informatique.

Rappelons-le, VMware VSphere 4 a été conçue « pour élargir l'approche de la virtualisation (faire fonctionner de multiples systèmes virtualisés sur un minimum de serveurs physiques) au stockage et au réseau ». Cette solution de virtualisation qualifiée de « système global du centre de données » ou « d'OS du cloud », a été conçue pour une utilisation sur une infrastructure interne (centre de données du client) et/ou sur un nuage de serveurs externe (ceux du fournisseur de services/hébergeur).
HP associe VMware VSphere 4 à ses serveurs ProLiant et BladeSystem et à ses systèmes de stockage StorageWorks. Après tout VMware, référence de la virtualisation au côté de Microsoft (Hyper-V) et de Citrix (XenSource), est un partenaire de choix pour Hewlett-Packard et ses rivaux.

API : Google Analytics à la carte

Google met Analytics entre les mains des développeurs. L'outil gratuit d'analyse de fréquentation des sites Web a désormais son interface de programmation (API). Les développeurs vont pouvoir laisser cours à leur imagination pour améliorer le service.


L'API de Google Analytics permet de visualiser les données gérées par Google Analytics, via des requêtes HTTP/XML, sans toutefois pouvoir les modifier. Elle est, entre autres, basée sur les mêmes protocoles de syndication que les API de Google Agenda, Calendar, Finance et Outils pour Webmasters. Google met également à disposition des programmeurs des librairies de fonctions pour les langages Java et Javascript, qui pourraient, ultérieurement, être suivis par d'autres.

Il est ainsi possible d'intégrer Google Analytics à d'autres plateformes et applications ou encore d'adapter le service aux usages mobiles.

Serveurs : GlassFish disponible sur le nuage d'Amazon

Sun met sa plateforme pour application en ligne GlassFish Java à disposition des utilisateurs de l'Amazon Elastic Compute Cloud (Amazon EC2), un service de location de puissance de calcul. Cette offre open source, qui inclut également les gestionnaires d'identité OpenSSO et OpenDS (Single Sign-On), se retrouve ainsi face à une autre solution d'Oracle WebLogic Server, né de son mariage avec BEA.

GlassFish embarque un ensemble LAMP (Linux, Apache, MySQL, PHP/Perl/Python) ainsi qu'un serveur web Tomcat pour les applications Java et offre une compatibilité avec les langages Ruby et PHP. Le tout fonctionne sous la distribution Linux Red Hat Enterprise à télécharger séparément. Le serveur web GlassFish se base sur le portail open source de gestion de contenu Liferay et le bus de services d'entreprises GlassFish ESB permettant de déployer des architectures orientées service (SOA).

En intégrant EC2, GlassFish va rejoindre des serveurs d'applications concurrents comme notamment JBoss Enterprise Application Platform et Oracle WebLogic Server, le serveur d'applications J2EE de BEA racheté par Oracle. L'éditeur de progiciel n'a plus qu'à décider d'une stratégie de différenciation efficace pour éviter de tuer ses marques. La piste la plus probable concernerait essentiellement la différence de coûts.

France Angels a investi 60 millions d'euros en 2008 dont 45% dans les NTIC

France Angels a injecté 60 M€ dans des entreprises innovantes en 2008, soit pratiquement le double de l'année précédente (37 M€). L'association a examiné 6 000 projets, contre 3 500 l'an dernier, avant d'en sélectionner 1 200 pour les présenter à des investisseurs individuels. Au final, 120 d'entre eux ont reçu l'aval de business angels, soit 4% des projets reçus. « Malgré l'impact de la crise financière au second semestre, 2008 reste une année positive pour nous », a commenté Philippe Gluntz, président de l'association depuis le 7 avril 2009. Il occupait auparavant le poste de président Paris Business Angels (PBA) (et également celui de DG d'Alcatel puis de vice-président international de Capgemini).
Les projets IT viennent en tête des investissements (45% des projets, contre seulement 30% l'année dernière) devant les services et le transport (15%) et l'industrie/chimie (12%). France Angels note également une augmentation de la fréquence des co-investissements : 30% d'entre eux se font avec un autre réseau de Business Angels et 35% avec un autre type d'investisseur (société de capital-risque par exemple).
L'association s'attend à une année 2009 plus difficile mais espère que les investissements resteront dynamiques au premier semestre, notamment grâce à la loi TEPA ou Travail, emploi et pouvoir d'achat. Adoptée en 2007, cette loi permet aux investisseurs de bénéficier d'une réduction d'impôts s'ils soutiennent financièrement des PME innovantes (avant la fin du mois de juin). 75% de leurs investissements sont en effet déductibles du paiement de leur impôt, avec un plafond de 50 K€ par an.
Créé en 2001, France Angels regroupe plus d'une soixantaine d'associations et SIBA (sociétés d'investissement de business angels), soit 3 000 membres au total. Il est également membre du réseau européen EBAN (European business angel network).

The Pirate Bay : Le juge était une taupe

Rebondissement suite au procès de The Pirate Bay. Le juge en charge de l’affaire était impliqué dans divers lobbies pro-copyright. Le jugement pourrait être annulé

Peter Sunde, alias brokep, est l’un des trois responsables de The Pirate Bay condamnés la semaine dernière à un an de prison et 30 millions de couronnes d’amende – qu’ils ne comptent payer sous aucun prétexte. On savait déjà que le verdict n’avait guère entamé son enthousiasme, mais la lecture de son Twitter aujourd’hui avait toutefois de quoi surprendre à première vue : « Oh, comme j’aime l’odeur de la victoire de bon matin ». La raison de l’humeur si joviale et lyrique de Sunde ? Un scoop. Un joli scoop, du genre pavé dans la mare, sorti aujourd’hui par la radio publique suédoise Sveriges Radio.

D’après la station, le juge Tomas Norström, en charge du procès The Pirate Bay, a été membre de plusieurs organisations de défense du droit d’auteurs. Des lobbies comme la SFIR (l’association suédoise pour la protection de la propriété intellectuelle ) ou encore la Swedish Association of Copyright (SFU) dont font partie plusieurs plaignants de l’affaire. Autant dire que l’ombre du conflit d’intérêt plane désormais sur le verdict, et la défense entend bien bénéficier de cette retentissante bévue.

« Nos avocats vont tenter de faire annuler le jugement. Ils sont tellement furibards que ça fait peur », explique à nouveau Sunde sur son Twitter, via lequel il a également diffusé un document (en pdf et en suédois) compromettant pour le juge Tomas Norström. Il s’agit d’un courrier daté de juin 2001 écrit par Marianne Levin au nom de la SFIR. L’organisation, dont le juge a été membre, invitait alors l’Union Européenne à durcir la loi « sur la responsabilité des intermédiaires » en matière de mise à disposition de contenus protégés sur le Net. De quoi mettre encore un peu plus en doute l’impartialité du juge, d’autant que plusieurs de ses confrères avaient été écartés du procès avant lui pour des raisons similaires. Étrangement, les vérifications habituelles n’ont a priori pas été conduites dans son cas, ou alors de façon très succincte.

Peter Althin, l’avocat de Peter Sunde, a déclaré : « Je ferai référence à ce fait quand nous ferons appel, et la Cour devra alors décider si la décision du Tribunal doit être écartée et l’affaire jugée à nouveau. » Du côté du Parti Pirate suédois, dont le nombre d’adhésions a augmenté de façon exponentielle depuis la semaine dernière, on ne rate pas une telle occasion de tacler le système à quelques semaines des élections européennes. Pour son président Rickard Falkvinge, qui demande à ce que le verdict soit annulé, « le lobby du copyright a vraiment réussi à corrompre la Suède ». Un nouveau « modèle scandinave » pour le gouvernement français ?

jeudi 23 avril 2009

Finance : IBM génère un bénéfice de 2,3 milliards de dollars

Alors que Google, toujours très en forme financièrement, a tout de même annoncé pour la première fois de son histoire une (légère) baisse de son chiffre d'affaires et de son effectif au premier trimestre 2009, le géant IBM résiste-t-il lui aussi à la crise ? Avec un chiffre d'affaires de 21,7 milliards de dollars (-11,4 %) et surtout un bénéfice de 2,3 milliards de dollars (-1 %), il n'y a pas péril en la demeure. Sa marge brute a d'ailleurs grimpé de 1,9 point sur la période, pour atteindre 43,4 %, tandis que sa marge nette a pris 1,1 point supplémentaire (10,6 %).


L'évolution de l'euro par rapport au dollar (ou l'inverse) au cours des douze derniers mois serait l'une des principales causes de la baisse de son chiffre d'affaires selon IBM. En effet, ses revenus ont chuté de 18 % dans la région Europe, Proche-Orient et Afrique (7,2 milliards de dollars). En dollar constant, cette baisse n'est que de 3 %. Les deux autres grandes zones d'IBM sont ainsi moins touchées par ces problèmes de valeur monétaire, l'Amérique générant 9,3 milliards de dollars (-7 % ; -3 % en dollar constant), et l'Asie-Pacifique 4,8 milliards de dollars (-6 % ; -3 % en dollar constant).


Selon IBM, ses secteurs Logiciels et Services ont été moyennement impactés au cours de ce premier trimestre, avec des baisses de 6,3 et 10 % respectivement, soit 4,54 et 8,75 milliards de dollars de chiffre d'affaires.


Son secteur Systèmes et Technologie a par contre fondu au soleil, accusant une chute de 23,5 %, pour 3,3 milliards de dollars de revenus.


Concernant ses dépenses en Recherche et Développement, secteur oh combien crucial pour une entreprise comme IBM, elles ont elles aussi légèrement diminué (de 5,7 %), passant de 1,569 milliard de dollars à 1,480 milliard de dollars.

Firefox 3.0.9 disponible au téléchargement

A la fin du mois de mars, la Fondation Mozilla publiait en urgence une mise à jour de son navigateur Firefox, la 3.0.8, pour corriger deux failles de sécurité importantes. En ce 21 avril, elle diffuse une nouvelle version, « normale », celle qui aurait dû être la 3.0.8, devenue de fait 3.0.9. Elle corrige simplement des bugs et des problèmes de sécurité mineurs.

Les internautes peuvent déjà la télécharger pour Windows, Linux et Mac (voir encadré en fin d'article). La mise à jour pourra se faire aussi ensuite par l'intermédiaire du menu aide (symbolisé par « ? »), puis « Rechercher des mises à jour ». Cette nouvelle mouture sera ensuite poussée automatiquement sur les machines des utilisateurs du logiciel open source. Une version 3.0.10 est programmée pour la mi-mai. Aucune 3.0.11 ne pointe encore à l'horizon.

Cette semaine, est également attendue la quatrième bêta de Firefox 3.5 (ex-Firefox 3.1), qui, elle, représentera une évolution importante du navigateur. La sortie définitive de Firefox 3.5, surnommé Shiretoko, n'est pas encore connue.

Le co-fondateur de MySpace, DeWolfe, est remercié

Co-fondateur et directeur général du réseau social MySpace, Chris DeWolfe s'apprête à quitter son poste dans le cadre d'une réorganisation de l'exécutif, a indiqué la société mercredi. Ce départ fait suite à l'arrivée de Jonathan Miller, ancien pdg d'AOL, au poste de responsable des activités numériques de News Corp, acquéreur de MySpace en 2005 pour 580 millions de dollars.


Chris DeWolfe, 40 ans, devrait rester membre du conseil d'administration de MySpace... Chine. De son côté, Tom Anderson, 33 ans, l'autre fondateur de MySpace en 2003, aurait engagé des négociations avec News Corp dans l'espoir de conserver un rôle actif au sein de la société.


News Corp, empire multimédia détenu par le magnat australo-américain Rupert Murdoch, veut des résultats. Si MySpace a été le premier réseau social a capté l'attention d'un grand nombre d'internautes, il est désormais dominé par Facebook et ses 200 millions d'utilisateurs actifs. En janvier 2009, selon Compete, société américaine de mesure d'audience web, l'ensemble des visites générées par Facebook a été supérieur à un milliard, contre 810 millions pour MySpace.

Résultats Apple : iPhone et iPod résistent à la crise

L'absence de Steve Jobs et le contexte économique global n'ont pas empêché les gens de se ruer vers les iPhone et iPod d'Apple, qui vient d'enregistrer un nouveau trimestre de croissance. La firme de Cupertino réalise un chiffre d'affaires de 8,16 milliards de dollars sur les trois premiers mois de l'année, qui se traduit par un bénéfice net de 1,21 milliard de dollars, en hausse de 15,7% sur un an, soit 1,33 dollar par action.


Sur le trimestre, Apple indique avoir vendu 2,22 millions d'ordinateurs Mac (-3% sur un an), 11,01 millions de baladeurs iPod (+3%) et 3,79 millions de téléphones iPhone (+123%).


« Je pense que dans un meilleur contexte économique, nos ventes auraient certainement été supérieures mais (...) nous avons tout simplement réalisé le meilleur trimestre hors périodes de fêtes de l'histoire d'Apple, en dépit de la situation économique dans laquelle nous nous trouvons », a déclaré le directeur financier d'Apple, Peter Oppenheimer, à l'agence Reuters.


Pour le trimestre en cours, Apple dit maintenant tabler sur un chiffre d'affaires compris entre 7,7 et 7,9 milliards de dollars.

Monde : ventes de musique en baisse de 8% sur 2008

Du grain à moudre pour le moulin des partisans de la loi « Création et Internet » ? L'IFPI, fédération internationale de l'industrie du disque, indique mercredi que le marché de la musique enregistrée a connu en 2008 une baisse de 8% sur un an, avec un chiffre d'affaires global s'établissant à 18,42 milliards de dollars. En dépit d'une forte progression, le numérique ne parviendrait donc toujours pas à compenser la baisse des ventes constatée du côté des supports physiques.


Au niveau mondial, les ventes de musique sur supports physiques (CD ou DVD principalement) ont baissé de 15% sur un an et représentent 13,83 milliards de dollars. C'est aux Etats-Unis que la chute est la plus spectaculaire avec, selon l'IFPI, une baisse de 31,2%. En Europe, ventes de CD et DVD déclinent de 11,3% sur un an, et représentent pour 2008 5,81 milliards de dollars. Au global, le marché européen enregistre une baisse de 6,3% et participe à hauteur de 7,31 milliards de dollars aux revenus de l'industrie musicale.
Avec 3,78 milliards de recettes sur l'année (achats à l'acte, formules de type abonnement et téléphonie mobile), le marché de la musique dématérialisée connait une progression de 24,1% par rapport à 2007. Il grimpe de 16,5% aux Etats-Unis, et de 36,1% en Europe où il représente 750,8 millions de dollars pour l'année 2008.
L'IFPI, qui n'a pas encore commenté ces chiffres, attribue généralement la récession que connait le secteur de la musique enregistrée au piratage.

Riposte graduée : l'Europe s'y oppose à nouveau

En dépit des efforts du gouvernement français, l'opposition du Parlement européen au principe de riposte graduée lorsque celui-ci suppose une suspension de l'abonnement à Internet n'est plus à démontrer. Réunis dans le cadre de la commission ITRE (Industrie, Recherche et Énergie), les eurodéputés ont maintenu mardi soir à une large majorité (44 voix pour, 4 contre, 2 abstentions) l'amendement 46 du paquet Télécom, anciennement 138, qui affirme qu'aucune restriction des libertés fondamentales ne peut être prononcée sans décision de l'autorité judiciaire.


Initialement déposé par les députés Bono et Cohn Bendit, cet amendement avait été voté à une large majorité lors du premier examen du paquet Télécom au Parlement européen, en septembre dernier, avant que la France n'use de persuasion pour le faire rejeter par le conseil européen des ministres. Bien que son cadre soit plus large que celui de l'Internet, il compromet le concept de riposte graduée à la française, qui prévoit qu'une Autorité instituée par l'Etat ait le pouvoir de suspendre l'accès à Internet d'un citoyen convaincu de téléchargement illégal.
La proposition revient début 2009 pour la seconde lecture du texte, sous la forme d'un amendement identique dans la forme, déposé cette fois par Catherine Trautmann et désigné comme le 46. C'est cette copie conforme de l'amendement 138 qui a été adoptée mardi soir. Son périmètre n'est toutefois pas définitif : le texte doit encore être abordé en session plénière, début mai, et risque fort de faire une nouvelle fois les frais de l'opposition du conseil de l'Union. Pendant ce temps, la France devrait pouvoir voter sans encombre la loi Création et Internet, dont le retour à l'Assemblée est prévu le 29 avril prochain.

BI : JasperSoft et Infobright forment un duo open source

Deux acteurs de l'open source professionnel, JasperSoft, éditeur de solutions décisionnelles, et Infobright Partner, spécialiste des entrepôts de données, font alliance.
Les deux sociétés nord-américaines proposent via l'espace Jasperforge leurs outils de business intelligence (traitement et analyse de données, gestion de la performance) et de data warehousing.


Les membres (inscrits) de la communauté Jasperforge qui opteront pour la version communautaire de ce projet pourront bénéficier d'une remise de 20% lorsqu'ils choisiront de migrer vers la version commerciale de l'offre. Celle-ci est optimisée pour la base de données open source MySQL.

« Mettre en concurrence les solutions d'analyse a longtemps été réservé aux seules grandes entreprises. Désormais, grâce à la maturité des technologies open source (...) les entreprises de toutes tailles peuvent bénéficier du décisionnel et améliorer leur position concurrentielle sur le marché », déclare dans un communiqué Brian Gentile, pdg de JasperSoft.
L'éditeur, désormais très actif en Europe, propose aux opérationnels une plateforme dédiée de business intelligence, du traitement de données au suivi d'indicateurs de performance d'applications, le tout en mode à a demande (SaaS). Pentaho est le concurrent direct de Jaspersoft.

Tele2 : CA en hausse, bénéfice en baisse

Tele2 n'est pas mort ! Actif sur 11 marchés européens, l'opérateur suédois a augmenté son chiffre d'affaires de 6% à 10,12 milliards de couronnes suédoises (915 ME) au premier trimestre de son exercice 2009. En revanche, son bénéfice net a baissé de 34% sur un an à 464 millions de couronnes (42 ME). La faute au moindre engouement pour la téléphonie fixe classique (RTC) ?


En France, par le biais de Tele2 Mobile, l'opérateur gère 443.000 abonnées (+3000 sur le premier trimestre). Tele2 déclare dans un communiqué « continuer à travailler de façon proactive avec l'autorité nationale de régulation pour qu'une législation relative aux MVNO (opérateurs mobiles virtuels) soit pleinement mise en œuvre en France ».
Quoi qu'il en soit, la Russie reste le principal marché pour Tele2. L'opérateur scandinave y gère plus de 10 millions clients, dont 220.000 acquis durant les trois premiers mois de l'année 2009. Tele2 souhaite « étendre sa présence dans le mobile tant en Russie que dans les pays de l'ex-CEI ».

Blackberry renforce ses synergies avec Facebook

Constructeur des célèbres smartphones Blackberry, le groupe canadien Research In Motion vient d'annoncer la disponibilité de Facebook 1.5, une nouvelle version de son application de réseau social déjà utilisée par plus de 5 millions d'utilisateurs actifs à travers le monde.


Conçue par RIM en collaboration avec Facebook, l'application permet bien sûr d'accéder au principales fonctions du réseau social de Mark Zuckerberg. Mais cette nouvelle version se démarque de la précédente par une véritable interaction entre les applications de contacts ou d'agenda, embarquées dans le smartphone, et le réseau social en ligne.
« Facebook 1.5 permet aux utilisateurs d'accéder à leur liste de contacts Facebook, de la gérer et de l'intégrer au carnet d'adresses de leur smartphone BlackBerry. [...] Les messages et mises à jour de statut Facebook seront également intégrés au terminal BlackBerry de l'utilisateur, les conversations apparaissant dans la liste de messages BlackBerry. » explique RIM au sujet de cette nouvelle application.
Synchronisations, notifications, téléchargements.. cette nouvelle application devrait donc transformer les Blackberry en véritables « Facebook phones » et démontrer, à l'image d prochain Palm Pre, que l'avenir des smartphones passe par une intégration poussée entre applications embarquées et services en ligne.

mercredi 22 avril 2009

La déclaration d'impôt s'affranchit de la signature électronique. Danger ?

Bercy inaugure pour l'impôt 2009 un mode de télédéclaration ne nécessitant plus le recours au certificat électronique. Un dangereux précédent, pour Keynectis, le fournisseur de certificats de l'Etat, qui se sent mis devant le fait accompli.

"C'est un recul évident et dangereux de se priver de signature électronique, alors que le marché est en train de prendre". Pascal Colin, le directeur général de Keynectis, ne mâche pas ses mots. En cause : une nouvelle façon de télédéclarer l'impôt reposant uniquement sur une identification de l'administré via des numéros recopiés depuis sa déclaration et son dernier avis d'imposition (voir capture ci-dessous). Autrement dit, plus besoin de signature électronique, ni donc de certificat.



Même si cette possibilité reste offerte - les deux modes cohabiteront (capture ci-dessous) -, il s'agit là d'un sérieux revers pour Keynectis, le spécialiste français des échanges électroniques sécurisés et le fournisseur de Bercy pour ce qui reste la plus grosse opération de dématérialisation en France. En 2008, plus de 7 millions de foyers avaient télédéclaré leurs revenus, en utilisant la signature électronique donc.




"Un dangereux précédent"

Sur le fond, le risque de sécurité est faible, reconnaît toutefois Pascal Colin. Difficile d'imaginer un internaute répudier sa déclaration, puisque l'administration serait alors en droit de lui demander où se trouve le vrai document qu'il est dans l'obligation de fournir. Les risques de modification - volontaire ou accidentelle - et d'interception, s'ils ne peuvent être tout à fait écartés, paraissent aussi limités. "Pour cette application en particulier, le risque technique est globalement faible. Le vrai risque, c'est de créer un précédent", commente Pascal Colin.

Pour Pascal Colin, si l'objectif initial - augmenter le nombre de télédéclarants et dépasser les 10 millions de télédéclarations - est louable, la voie choisie par les services techniques de Bercy fait courir le risque "d'un recul sur la dématérialisation des échanges en France, alors que Bercy avait été un des pionniers". Selon lui, la décision a été prise en estimant que le certificat rendait la procédure trop complexe pour certains internautes. "Or, pour certaines banques en ligne, nous mettons en oeuvre des certificats à la volée qui simplifient le processus. Mais Bercy ne nous a pas consulté", s'étonne Pascal Colin.



En contradiction avec le plan Besson

Le directeur général de Keynectis a rendez-vous avec Alain Juillet, le Haut responsable chargé de l’intelligence économique au sein du gouvernement, pour remettre le sujet sur la table. Il aura beau jeu de pointer les contradictions entre la décision prise par Bercy et les orientations données par Eric Besson, dans son plan France Numérique 2012. Un plan qui prévoit notamment de déployer à partir de 2009 une carte d'identité électronique, servant notamment à signer des échanges dématérialisés, ou encore de développer l'usage de l'authentification pour le grand public.
Contactés pour répondre à nos questions sur ce sujet, les services d'Eric Woerth, le ministre du Budget, ne nous ont pas retourné notre appel.

Popular video site Dailymotion gets new CEO, looks for cash - [France]

French video-sharing site Dailymotion, which has long fancied itself as a leading competitor to YouTube outside of the U.S. market, is reportedly seeking more cash even after raising $34 million two years ago. It is still losing money, according to PaidContent and the Stratégies newsletter.

It is also reportedly appointing Ian Brotherston, formerly of BT and AOL, as the company’s new chief executive, a move that may be announced later today. He replaces Mark Zaleski. We’ve sought comment and will update if we hear back. Zaleski, also chairman, will remain non-executive chairman.

Dailymotion’s 2008 revenue is reportedly €12.5 million ($16.2 million), which, while solid, is not enough to endure the sort of bandwidth costs that a popular video site must absorb. In fact, YouTube is reportedly losing anywhere from $513 million to $663 million annually because of bandwidth costs, which translates into between $1.4 million and $1.65 million every day. But the difference is that YouTube is owned by a wealthy parent, Google.

YouTube’s video site surpassed 100 million viewers for the first time ever in January, according to figures released by Internet audience measurement firm comScore.

Facebook : Un référendum pour rien ?

Les membres du réseau social ont jusqu’à jeudi pour se prononcer sur les documents qui dicteront la gestion du site.


« Si les votes demeurent protestataires, ils sont perdus. Ce sont les votes d’adhésion qui changent les choses ». Ainsi parlait François B., politicien pyrénéen et visionnaire du 2.0. avec 5831 supporters sur Facebook à l’heure où sont écrites ces lignes. Comme tous ses amis Facebook, François est appelé aux urnes. Le réseau social invite depuis le 16 avril ses 200 millions de membres dans le monde à voter pour définir ses nouvelles règles. Objectif affiché : « rendre la gestion du site plus transparente et démocratique ». Et ce, après que, en février, une polémique eut éclaté sur les conditions d’utilisation de Facebook. En clair : les utilisateurs craignaient que le réseau social mette la main sur leurs contenus perso (photos, vidéos de chats, de fesses voire les deux ensemble) ad vitam aeternam. Pour les rassurer, le site avait appelé ses utilisateurs à réagir en posant des questions et en apportant des suggestions, créant un nouveau document pompeusement baptisé Déclaration des droits et responsabilités et les Principes de Facebook, en remplacement des Conditions d’utilisation existantes.


Le vote qui s’achèvera jeudi midi, laisse deux choix aux utilisateurs : adopter les changements effectués suite aux remarques des membres, ou ne rien changer en gardant comme base du site les conditions actuelles tant décriées. Autant dire que les résultats du vote ne devraient guère prôner le statu quo : à l’heure actuelle, plus de 70% des votants ont opté pour la révision des conditions basées sur les suggestions d’utilisateurs.


Reste à savoir si le vote changera réellement l’utilisation du réseau social, pour autant qu’il soit reconnu par Facebook. En effet, le site annonce que « le vote deviendra irrévocable si plus de 30 % des utilisateurs actifs en date du 26 février 2009 (date à laquelle le vote a été annoncé) participent au vote. » Par utilisateur actif, comprenez « utilisateur qui s’est connecté à son compte Facebook au moins une fois au cours des 30 derniers jours. » Pour l’instant, seules 290 000 personnes ont participé au vote, soit moins de 0,2% du nombre total des utilisateurs (actifs et inactifs). La fiabilité de l’opération n’est donc pas démontrée. Comme disait un autre politicien, « ce qui compte ce n’est pas le vote, c’est comment on compte les votes » (Joseph Staline, 10 amis Facebook, dont Jésus de Nazareth, ce qui peut éveiller les soupçons de fake).

Fonera 2.0 : télécharger sans gaspiller

Selon une étude d’Enertech publiée en 2008, 20% des foyers français laissent leur PC allumé 24h sur 24 pour télécharger des fichiers. A raison de 309 kWh par an et par PC en moyenne, le coût énergétique (et donc les émissions de CO2 induites) est colossal. FON vient de résoudre ce problème avec la Fonera 2.0.

330.000 points d’accès Wi-Fi gratuits dans le monde
FON est la plus grande communauté Wi-Fi au monde avec plus de 330.000 points d’accès gratuits sur toute la planète (83.000 en France). Ces points d’accès sont ceux de particuliers qui partagent - gratuitement (profil Linus) ou moyennant rétribution (profil Bill) - un bout de leur bande passante via un petit routeur Wi-Fi (la Fonera) ou la box de leur fournisseur d’accès internet (FON a un accord avec SFR-NEUF-Cegetel en France). Il suffit de partager sa connexion pour accéder gratuitement à ces 330.000 points d’accès dans le monde.

Un port USB qui change tout
Au delà de cet esprit communautaire auquel nous adhérons forcément sur GreenIT.fr, “la Fonera 2.0 permet d’économiser de grandes quantités d’électricité en évitant de laisser son PC allumé, pour le téléchargement de fichiers sur internet notamment” explique Anthony Aubry, représentant de FON en France. Complètement re-développé, le routeur Wi-Fi de FON possède désormais un port USB sur lequel on peut brancher un disque dur externe, une clé USB, etc. Le firmware de la Fonera 2.0 peut alors automatiquement mettre à jour vos photos et vidéos sur Flickr, Picasa, YouTube, Google etc. et télécharger des fichiers sur Bittorrent, Rapidshare, MegaUpload, etc.

La bibliothèque numérique mondiale est en ligne

Après Europeana, le portail du patrimoine culturel européen, la bibliothèque numérique mondiale (Word Digital Library), sera officiellement lancée par l’UNESCO et 32 institutions du monde entier le 21 avril 2009. Elle propose l’accès libre et gratuit à des manuscrits, cartes, livres rares, films, enregistrements sonores, illustrations et photographies de toutes les époques et de toutes les cultures.
Traduit en sept langues

L’objectif de cette bibliothèque multilingue est de donner accès par Internet à des contenus culturels du monde entier à tout moment. Disponible en français, anglais, espagnol, portugais, russe, arabe et chinois, elle devrait améliorer la qualité et la diversité des ressources culturelles non-anglophones et non-occidentales sur Internet et contribuer à l’enseignement et à la recherche universitaire.
La bibliothèque du Congrès au coeur du projet

L'initiative en revient à James H. Billington, directeur de la bibliothèque du Congrès de Washington, que a fait naître le projet en 2005. C'est avec l'aide d'une équipe de cette bibliothèque que le portail a été développé. Y ont également collaboré des institutions culturelles et éducatives de l'Égypte, de l'Arabie saoudite, du Brésil, de la Chine, des États-Unis, de la France, de l'Irak, d'Israël, du Japon, du Mali, du Mexique, du Maroc, de l'Ouganda, des Pays-Bas, du Qatar, du Royaume-Uni, de la Fédération de Russie, de la Serbie, de la Slovaquie et de Suède.
La valeur de cette bibliothèque tient d’ores et déjà dans les missions sociales, politiques et culturelles qui lui seront confiées. Reste à savoir si l'on accordera à cet ambitieux projet les moyens de son envergure internationale.

Cécile Coursol




Yahoo : chute des bénéfices, suppression d'effectifs

La direction de Yahoo a annoncé mardi supprimer 5% de ses effectifs, parallèlement à la présentation de résultats en demi-teinte. A 1,58 milliard de dollars au 1er trimestre de l'exercice 2009, le chiffre d'affaires du portail internet a reculé de 13% sur un an. Quant au bénéfice net de la société californienne, il a chuté de 78% à 118 millions de dollars !


Par ailleurs, comme l'avait signalé le Wall Street Journal mi-avril, Carol Bartz, successeur de Jerry Yang au poste de pdg, a annoncé de nouvelles coupes sombres. Près de 675 postes sont concernés. L'an dernier, la société internet américaine a supprimé près de 2400 emplois pour clore l'année avec un effectif total d'environ 13.600 collaborateurs.
Yahoo peine à rattraper son retard sur Google, référence mondiale des moteurs de recherche et des liens sponsorisés. Aujourd'hui, Yahoo cherche à réduire ses coûts, faciliter les prises de décision et retrouver la confiance des annonceurs et des investisseurs. Carol Bartz, qui serait prête à négocier un accord avec Microsoft, n'a pas souhaité préciser ses intentions sur le sujet.
L'action Yahoo a gagné 5,27% à 14,38 dollars mardi soir au Nasdaq.

Résultats : AMD signe un dixième trimestre de pertes

En dépit de son récent virage stratégique visant à confier ses unités de production à une nouvelle coentreprise, GlobalFoundries, AMD vient de faire état d'une dixième période consécutive de pertes à l'occasion de la publication de ses résultats financiers pour le premier trimestre 2009.


Le groupe affiche une perte nette de 416 millions de dollars, soit 0,66 dollar par action, contre une perte de 364 millions de dollars un an plus tôt. Son chiffre d'affaires s'établit à 1,18 milliard de dollars, stable par rapport au quatrième trimestre 2008 mais en baisse de 21% sur un an.
Seul point positif au tableau : en volume, les ventes de microprocesseurs ont augmenté par rapport au trimestre précédent. « Nous avons lancé GlobalFoundries, maintenu la cadence de sortie de nouveaux produits et de lancements de plateformes, et fait des progrès considérables dans notre entreprise de restructuration. Le résultat est un AMD plus agile », tempère Dirk Meyer, PDG de la firme, dans un communiqué.
Récession économique et période relativement propice aux exploits laissent toutefois craindre à AMD un deuxième trimestre difficile. Sans s'avancer à donner des chiffres, le fondeur laisse ainsi entendre qu'il devrait enregistrer une baisse de son chiffre d'affaires sur la période en cours.

Après MySpace et Deezer, Ouï FM s’associe à SFR

L'avenir des radios passe par le numérique. Sans attendre le déploiement de la radiodiffusion numérique terrestre (norme T-DMB), attendu dès la fin de l'année 2009, la station de radio parisienne Ouï FM multiplie les partenariats afin d'exister sur un autre grand réseau numérique : internet.

Quelques semaines après un accord avec MySpace, la station, désormais propriété de l'animateur producteur Arthur Essebag, annonce coup sur coup un accord avec Deezer et un autre avec SFR. Baptisé « Ouï love Deezer », le premier partenariat devrait consister à reprendre à l'antenne les meilleures playlists Rock créées par les utilisateurs de Deezer. Plus classique, le second partenariat se limite à la rediffusion sur Ouï FM des concerts du Studio SFR, déjà diffusés sur les mobiles des clients de l'opérateur français.
« Aujourd'hui, dans un univers ou la musique est en perpétuel mouvement, les comportements des internautes, des auditeurs, évoluent en permanence. Sans cesse en demande, les auditeurs ont besoin de changements, d'originalité et de divertissement. » explique Arthur Essebag, président de Ouï FM, dont la stations revendique 200 000 auditeurs sur la bande FM et déjà 200 000 « audinautes » sur le web.
Reste néanmoins à savoir si tous ces partenariats permettront à Ouï FM de s'imposer dans un environnement particulièrement concurrentiel où évoluent des milliers de stations de radio internationales, accessibles en quelques clics aux internautes, sans oublier les grandes plates-formes d'écoute musicale en ligne (Deezer, Jiwa, Goom, Last.fm, Songza, MusicMakesFriends, Awdio, Spotify, WorMee...) revendiquant déjà plusieurs millions de visiteurs uniques pour les plus populaires d'entre elles

Reconnaissance faciale et cours d'histoire pour Google

Nouvelle incursion de Google sur les plates bandes des médias traditionnels. Le géant des moteurs de recherche vient de mettre en phase de test deux nouvelles fonctionnalités. L'une, très attendue, mais pas unique en son genre, permet de repérer les similitudes entre différentes images (Similar Images), l'autre, Google News Timeline propose une nouvelle approche dans le classement des actualités agrégées par le moteur.


Comme son nom l'indique, cette dernière donne accès à une frise chronologique de l'actualité. Une nouvelle tentative de Google d'apporter de la valeur ajoutée aux contenus des médias qu'il agrège, malgré eux. Il est possible de classer ces articles par date (jour, semaine, mois, année, décennie) jusqu'à plusieurs siècles en arrière. Ce qui permet, par exemple, de visionner toutes les couvertures du Time Magazine (sélectionné par défaut) dont le premier numéro date du 3 mars 1923. Mais aussi de consulter chronologiquement tous les articles Wikipédia (eux aussi sélectionnés par défaut) en fonction du sujet traité. Ou encore d'ajouter à la frise toutes sortes d'autres médias, webzines, journaux, comme par exemple Le Monde dont des numéros numérisés de la fin du XIXe siècle sont accessibles. Google réfléchit donc aussi à la mise en page des informations.

L'Europe veut devenir une référence de la recherche sur les TIC

Faute de devenir l'économie de la connaissance la plus compétitive au monde en 2010, l'Europe se rêve en référence de « la recherche à haut risque sur les TIC ». Pour stimuler la recherche prospective, l'Europe veut doubler les investissements communautaires et nationaux d'ici à 2015.
« L'Europe doit absolument mettre en commun les efforts déployés par les 27 pays de l'UE et renforcer sa coopération avec des partenaires mondiaux pour être à l'avant-garde des technologies de l'information qui, demain, offriront aux Européens des solutions radicalement nouvelles en matière de santé, de changement climatique, de vieillissement de la population, de développement durable ou de sécurité », a déclaré Viviane Reding, commissaire en charge de la société de l'information et des médias, mardi, lors d'une conférence sur les technologies du futur, à Prague, République tchèque.

La Commission européenne invite les Etats membres à doubler leurs investissements dans les technologies de l'information d'ici à 2015 pour rattraper des pays comme les Etats-Unis et le Japon. La Commission elle-même affirme qu'elle montrera l'exemple en augmentant chaque année, à partir de 2010, le budget consacré à la recherche sur les futures technologies. Ce budget devrait ainsi passer de 100 millions d'euros actuellement, à 170 millions d'ici à 2013.

vendredi 17 avril 2009

Données personnelles : la CNIL a sanctionné Neuf Cegetel

La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés a prononcé une sanction pécuniaire de 7 000 euros à l'encontre de Neuf Cegetel. L'opérateur avait refusé à l'une de ses clientes l'accès à ses données personnelles.

Alors que la Commission européenne rappelle son attachement au respect de la vie privée, la CNIL publie ce jour un communiqué dans lequel elle indique avoir sanctionné financièrement la société Neuf Cegetel. Une sanction pécuniaire prononcée au mois de juin 2008 à l'encontre de l'opérateur qui n'a pas daigné accéder aux demandes répétées de l'une de ses clientes.
Comme le lui autorise la loi, cette cliente de Club Internet au moment des faits, avait exprimé le souhait d'accéder à l'ensemble des informations personnelles détenues par son fournisseur d'accès à Internet.

" Après avoir essuyé un refus, elle a fini par recevoir quelques informations la concernant (nom, adresse, références bancaires…) mais sans obtenir, en particulier, les éléments enregistrés par le service client lors de ses différents appels (commentaires, réponses formulées et décisions prises…) "
, indique la CNIL qui a été saisie en août 2007 sans pour autant obtenir de meilleur résultat en dépit d'une mise en demeure.

" La Commission n'a reçu que des éléments de réponse très partiels à sa mise en demeure. La société était pourtant en mesure d'apporter une réponse par simple courrier aux demandes de sa cliente, en dépit de certaines difficultés liées à l’absorption de Club Internet par Neuf. La CNIL a également constaté que les mesures prises pour remédier à ces dysfonctionnements n'étaient pas convaincantes. Elles reprenaient, en effet, à l’identique les réponses formulées par l’opérateur Internet dans une précédente affaire de mars 2007 où la société avait, notamment, annoncé avoir mis en place des chartes de données personnelles. Ces textes étaient toujours à l’état de projet un an après. "

Le tarif aura été de 7 000 euros pour Neuf Cegetel.

IBM ne serait plus intéressé par Sun Microsystems

Après avoir refusé une première offre de rachat présentée par IBM, Sun aurait tenté sans succès de relancer le dialogue. Les deux groupes américains se seraient entretenus en début de semaine, rapporte CNBC.com. Cette fois, Sun Microsystems, quatrième acteur du marché 'serveurs' derrière IBM, HP et Dell, se serait déclaré prêt à des concessions sur les conditions de la transaction.


De son côté, la firme d'Armonk, New York, hier prête à racheter Sun 7 milliards de dollars, aurait perdu son enthousiasme. Après tout, Sun est une société déficitaire. Par ailleurs, la perspective d'un long examen du projet de fusion par les autorités européennes et américaines aurait rendu l'opération bien moins attrayante, et ce quel qu'en soit le prix.
Faute de séduire IBM, Sun aurait également tenté d'obtenir les faveurs d'autres acteurs dont HP, Dell, Cisco et Intel. Aucune de ces sociétés ne serait intéressée.

Google : bénéfices en hausse, mais revenus en baisse

Google plie ne mais rompt pas. Habitué à des croissances record, le numéro un mondial des moteurs de recherche enregistre pour la première fois de son histoire une légère baisse de son chiffre d'affaires, qui s'établit à 5,51 milliards de dollars pour le premier trimestre 2009, soit un recul de 3% par rapport au quatrième trimestre 2008. Sur un an, les recettes de Google progressent toutefois de 6%. En revanche, le groupe enregistre un bénéfice supérieur aux attentes, en hausse de 9% sur un an, à 1,42 milliards de dollars.


« Aucune société n'est à l'abri de la récession », a commenté Eric Schmidt, directeur général de Google, lors d'une conférence téléphonique donnée aux investisseurs. « Google en ressent effectivement l'impact. Les utilisateurs cherchent toujours, mais ils achètent moins ».
Selon ComScore, Google est aujourd'hui crédité de 63,7% des parts du marché de la recherche aux Etats-Unis, loin devant ses concurrents Yahoo ou Microsoft. Chaque mois, le moteur enregistrerait sept milliards de requêtes outre-Atlantique.
Les sites du groupe Google, pages de son moteur de recherche ou services en ligne tels que YouTube ou Gmail, sont à l'origine des deux tiers des revenus publicitaires enregistrés sur le trimestre par la firme de Mountain View, et représentent une hausse de 9% sur un an. Une progression logique, dans la mesure où Google a étendu ses surfaces publicitaires à des services qui jusqu'ici en étaient exempts, comme Google News. Le tiers restant provient des sites membres du programme AdSense, en baisse de 3% sur un an.
Les dirigeants de Google ont rappelé que la période à venir, soit le deuxième trimestre de l'année, était une période traditionnellement « faible » sur le plan des revenus publicitaires. Quoi qu'il en soit, le moteur semble ne pas voir se dessiner une reprise immédiate. Conséquence de cette frilosité : les primes 2009 versées ont été revues à la baisse. Google a par ailleurs cessé d'étendre sa masse salariale, estimée à 20.164 employés à la fin du premier trimestre.

Atos Origin table sur une baisse de son CA 2009

Dans un contexte économique troublé, la SSII française Atos Origin dévoile des performances trimestrielles en demi-teinte, comme son puissant homologue Capgemini.


Au premier trimestre de son exercice fiscal 2009, Atos origin a généré un chiffre d'affaires pro forma de 1,3 milliard d'euros en baisse de 0,6% par rapport à la même période l'an dernier. Son endettement net a été réduit à 296 millions d'euros à fin mars, contre 304 millions d'euros au 31 décembre 2008. Pour l'ensemble de l'année en cours, la société informatique a confirmé tabler sur une baisse organique de son CA d'environ 2%.
La société entend désormais se concentrer sur sa marge opérationnelle et sa trésorerie. Le massage semble être accepté par le marché. A 17h30, ce jeudi, le cours de l'action Atos Origin gagnait 5,32% à 23,82 euros.

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