mercredi 1 avril 2009

Il n'y aura pas de membre de la CNIL au sein de la Hadopi

Belle opération d'équilibrisme de la part de Murielle Marland Militello aujourd'hui lors des débats autour du projet Création et Internet. La député, présidente de la Commission des Affaires Culturelles, était initialement favorable à un amendement intégrant un membre de la CNIL au sein de la HADOPI. Finalement, MMM change aujourd'hui de cap et s'oppose à cette idée... en tentant d'expliquer pourquoi.

Lors de l’examen du projet Création et Internet en Commission des Affaires Culturelles, un amendement de M. Roland Muzeau avait été examiné et voté favorablement. Il prévoyait « la présence d'un représentant de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) au sein du collège de l'HADOPI ». L’idée avait parue lumineuse par tous les membres de la Commission, même sa présidente, la dynamique Murielle Marland Militello (MMM). MMM avait ainsi expliqué dans son rapport être « favorable à cet amendement qui permettra de calmer les inquiétudes de certains et de mieux encadrer l'action de l'HADOPI s'agissant de questions touchant aux libertés individuelles ». Bref, du tout bon.

D’ailleurs, l’avis était partagé par Mme Martine Billard selon qui une telle disposition « est essentielle, car c'est la CNIL qui est garante de la légalité des conditions d'institution de fichiers ». En conclusion logique, la Commission des Affaires Culturelles avait adopté cet amendement.
MMM sait changer d'avis et le prouve
Lors des débats à l’Assemblée nationale, changement de ton : MMM a visiblement poussé ses réflexions vers d’autres champs d’investigation et s’est vigoureusement opposée à cette idée. « Au départ j'ai pensé que c'était une bonne idée, expliquera MMM devant les députés médusés, J'ai changé d'avis à titre personnel. On ne peut pas m'accuser de manque de franchise »
La CNIL, première victime de la HADOPI
Pour les opposants au texte, l’explication est autre. Selon Christian Paul, « la CNIL est bien la première victime de la Hadopi ». le député rappelle que la CNIL avait émis un avis défavorable sur le texte, et samedi dernier, dans Libé, le président de la CNIL, Alex Turk, pointait justement le risque d’une société sous surveillance généralisée. Martine Billard réexpliquera à MMM que la Commission des Droits n'aura que 25,20 secondes pour prendre ses décisions de suspension, que la Hadopi gérera des fichiers immenses d'où l'intérêt d'avoir un représentant de la CNIL. Billard citera encore le fichier STIC (Système de traitement des infractions constatées), lui-même parsemé d’erreurs plusieurs fois dénoncées.
Un membre de la CNIL nuirait à l'indépendance de la HADOPI selon Riester
Mais Franck Riester, rapporteur du texte en commission des lois, s’opposera à la présence d’un membre de la CNIL au sein de la HADOPI, partageant en cœur avec Albanel les arguments suivants : cette nomination nuirait à l'indépendance de la Haute Hautorité. "Toutes les garanties sont réunies, il n'est pas nécessaire" de faire venir un tel membre de la CNIL ajoutera victorieusement Albanel : l’amendement sera donc repoussé…

Google lance son propre fonds d'investissement

La référence des moteurs de recherche lance son propre fonds d'investissement : Google Ventures. Celui-ci devrait investir jusqu'à 100 millions de dollars dans des startups dans les 12 prochains mois, rapporte le New York Times.


« Google Ventures est chargé de trouver et d'aider à développer des jeunes pousses exceptionnelles. Nous allons nous centrer sur le financement précoce dans différentes industries : l'internet grand public, le logiciel, les technologies propres, les biotechnologies, le santé et, cela ne fait aucun doute, dans d'autres domaines auxquels nous n'avons pas encore pensé ! », soulignent dans un billet les directeurs associés de Google Ventures, Rich Miner, co-fondateur d'Android, une jeune pousse 'mobile' rachetée par Google en 2005, et Bill Maris, qui a rejoint Google il y a un an.


Google Ventures a déjà soutenu deux sociétés : Silver Spring Networks et Pixazza.

L’Europe veut des ordinateurs verts

Le commissaire Viviane Reding a demandé à ce que le secteur des technologies de l’information et de la communication réduise ses émissions de carbone de 20 % d’ici 2015.

Opération publique

La Commission européenne en a profité pour lancer une consultation publique sur Internet et dans tous les pays membres. Le but est de récolter des idées et suggestions afin d’utiliser les nouvelles technologies pour baisser notre consommation d’énergie. Cette initiative est partie d’un constat simple : de plus en plus de compagnies ou de particuliers font appel aux nouvelles technologies pour réduire leurs déplacements, tirant les émissions de CO2 vers le bas.
Opération professionnelle

L’Europe compte néanmoins se concentrer principalement sur les entreprises et affirme que certaines d’entres elles ont déjà décidé de réduire leurs émissions de CO2 de 50 % à 80 %. La Commission souhaite maintenant passer à l’étape supérieure et inciter plus de compagnies à faire ce pas. Ainsi, Madame Reding parle d'un « New Green Deal » pour les entreprises et promet que faire un geste pour l’environnement est aussi un geste pour son portefeuille.

Android, une menace pour Windows 7 sur les netbooks ?

Dell, HP ou Asus envisageraient sérieusement l'opportunité d'équiper certains de leurs futurs ordinateurs portables à bas prix - les fameux netbooks - du système d'exploitation mobile de Google, Android. Gratuit pour les fabricants, ce dernier finira-t-il par s'imposer sur un marché aujourd'hui dominé à 90% par le Windows de Microsoft ?


Selon le Wall Street Journal, le numéro un mondial du PC, HP, aurait ainsi commencé à étudier la question, tout comme Dell, son principal concurrent, qui envisagerait d'employer Android sur certains de ses smartphones, mais aussi sur de futurs ordinateurs portables. Instigateur de la tendance netbook avec son Eee PC, Asus a pour sa part annoncé qu'il expérimentait l'intégration d'Android à de futurs produits, qui pourraient voir le jour d'ici l'été.


HP refuse pour l'instant d'indiquer si le groupe envisage effectivement de commercialiser des portables sous Android, mais confirme que l'idée est examinée. « Nous voulons évaluer les capacités d'Android en matière d'informatique et de communication, donc nous l'étudions », a déclaré Satjiv Chahil, vice président de la division ordinateurs de HP, au WSJ.


Initialement conçu pour les téléphones portables de type smartphone, Android est conçu selon Google comme un système suffisamment flexible pour pouvoir être utilisé sur des machines de plus grande taille. Porte d'entrée vers les services en ligne du numéro un mondial de la recherche, Android est gratuit pour les fabricants qui souhaiteraient l'intégrer à leurs machines, à la différence de Windows.


Pour des ordinateurs vendus moins de 500 dollars, sur lesquels les marges sont déjà réduites, les fabricants verraient donc d'un bon oeil la possibilité de s'affranchir de l'achat de licences Windows. Confirmée, cette tendance pourrait avoir des répercussions sur le marché des semiconducteurs, puisque Android est aujourd'hui optimisé pour les processeurs mobiles tels que ceux que produit ARM, et non pour des puces x86 comme en fabrique Intel, leader sur ce marché avec son Atom.

Smart AdServer propose de rendre les bannières publicitaires plus « visibles »

Crise de croissance ? Champion français des gestionnaires de bannières publicitaires, Smart AdServer a publié ce matin les conclusions d'une étude interne portant sur la popularité des différents formats de bannières diffusées par son intermédiaire.


Selon ce baromètre baptisé Smart AdMetrics, le marché français compte encore une grande variété de formats (plus d'une vingtaine) mais des bannières comme la 728x90 ou le pavé 300x250 captent désormais à eux seuls plus de 60% des impressions, essentiellement au dépend de formats « historiques » comme le carré 250x250 ou la bannière 468x60, en voie de disparition.


L'étude pointe également une contradiction du marché publicitaire. Au delà d'une croissance objective de la superficie des bannières les plus populaires, Smart Adserver estime que celle ci a progressé moins vite que la résolution des écrans. « Dans les années 90, une bannière 468x60 représentait jusqu'à 9% de la résolution d'un écran VGA 640x480 pixels. Aujourd'hui, nous estimons que cette proportion tombe à 6% pour des bannières 728x90 s'affichant sur un écran XSGA de 1280x800 pixels de résolution » constate Cyrille Geffray, Directeur Général de Smart Adserver.


Une « crise de croissance » pour la bannière publicitaire des années 2000, paradoxalement moins visible aujourd'hui que dans les années 90, et qui pourrait peut être expliquer la moindre croissance du display par rapport aux liens sponsorisés. Reste pour les professionnels du secteur à proposer des bannières plus riches, plus créatives et sans doute tout simplement plus grandes, pour relancer une dynamique de croissance sur un segment dont l'objectif premier reste justement... la visibilité.

Orange lance son Google News

24/24 actu est un service mettant à disposition de l'internaute les informations émanant des chaînes de TV, des stations de radios et de sites de presse en ligne.

Le succès de Google News a donné des idées à Orange. L'opérateur annonce en effet le lancement en version bêta de 24/24 actu, un service proposant un moteur de recherche d'actualités émanant de plusieurs sources françaises d'informations. Mais contrairement à Google qui ne propose que des articles, le service d'Orange mettra à disposition des vidéos de journaux télévisés et des sons de radios calés au démarrage du sujet.

Il s'agit, à partir d'une interface unique, "de disposer immédiatement de l’ensemble des sources (TV, radio et presse en ligne) relatives au traitement d’un événement. (Le service) modifiera en profondeur l’acte de s’informer et permettra, dès la prise en main de 24/24 actu, de bénéficier d’un poste d’observation complet, afin de se forger sa propre opinion", peut-on lire dans un communiqué de presse.

Comme Google News, 24/24 actu s'articule autour d'un moteur et d'une page d’accueil qui présentera une hiérarchie de l’actualité fondée à la fois sur la fraîcheur des traitements et leur fréquence. Six rubriques seront représentées : international, politique, société, économie, sport, culture.

Pour accéder à ces contenus, Orange a signé des partenariats avec de grands noms des médias français : TV (BFM TV, Euronews, France 24, LCP-AN, Public Sénat, TV5 Monde), radios (BFM, Europe 1, Radio France, RFI, RMC, RTL), presse en ligne (La Tribune, L’Équipe, L’Expansion, L’Express, Le Figaro, Le JDD, Le Monde, Le Parisien, Le Point, Les Échos, Libération, Paris-Match).

Il semble qu'Orange ait réussi à convaincre les éditeurs de presse de partager leurs contenus. Des éditeurs qui restaient jusqu'à aujourd'hui assez réticents à ce type de services. Car si les agrégateurs de news comme Google News créent du trafic sur les sites sources, ils ne versent rien aux éditeurs. Orange a-t-il trouvé un modèle économique acceptable par tous ? L'opérateur indique qu'à l’issue d’une première phase expérimentale, l’objectif est de trouver un modèle économique satisfaisant pour l’ensemble des partenaires.

Techniquement, l'agrégateur a été développé au sein des équipes d'Orange Labs et s’appuie sur un ensemble de technologies automatisées permettant d'indexer des contenus vidéos, audios et textes, puis de les regrouper par sujet d'actualité, et de les hiérarchiser.

L'indexation repose sur la capture des contenus (vidéo ou audio) et sur la constitution de métadonnées (informations envoyées par le média, captées sur le web, acquises au travers des sous-titres). Grâce à ces mêmes métadonnées et à la détection automatique des changements de plan, les vidéos peuvent être chapitrées avec accès direct au bon sujet, épargnant à l’internaute le visionnage intégral d’une vidéo avant d’arriver à la partie qui l’intéresse, explique l'opérateur.

24/24 actu sera ouvert en mode bêta à partir du 15 avril 2009 aux utilisateurs disposant d’une invitation (reçue par parrainage ou par demande sur le site). Il sera ouvert en France à l’ensemble des internautes dans les prochains mois. Une extension à d’autres pays pourrait être envisagée par la suite.

Musique : Google lance un service gratuit de téléchargement en Chine

Stratégie - Ce service de téléchargement de musique, auquel sont associées les majors du disque, sera sponsorisé par la publicité. 350 000 titres forment déjà le catalogue de départ qui comprend à la fois des artistes étrangers et chinois.

Google va ouvrir en Chine un service de téléchargement gratuit de musique sous copyright. Les majors du disque, sous la houlette de l'IFPI (Fédération Internationale de l'Industrie Phonographique), sont associées à l'opération qui sera menée par Top100.cn, un site partenaire.

Le moteur de recherche et son partenaire répartiront les revenus publicitaires issus du service avec les représentants de l'IFPI (Sony Music, Warner, EMI et Universal Music). Près de 350 000 titres seront disponibles dans un premier temps, à la fois d'artistes étrangers et chinois ; le catalogue devrait s'étendre à 1,1 million de titres dans les mois à venir.

Pas de service identique dans d'autres pays

Pour l'industrie du disque, il s'agit d'un revirement complet de stratégie face au piratage omniprésent en Chine ; l'IFPI affirme que 99 % de la musique téléchargée dans ce pays l'est par des voies illicites, comme l'a indiqué un de ses représentants pour la région Asie-Pacifique à l'agence Reuters. Le téléchargement payant n'aurait rapporté que 76 millions de dollars en 2008 sur ce marché, selon l'IFPI, soit moins de 1% du marché mondial de la musique.

Il y a encore quelques années, l'IFPI tentait encore de faire valoir ses droits par la voie judiciaire en menaçant de procès des services comme Yahoo Chine. Un combat visiblement perdu d'avance, d'où ce changement de cap à 180 degrés.

Lee Kai-Fu, président de Google pour la Chine, a précisé que le géant de la recherche n'a aucune intention de proposer ce type de service dans d'autres pays.

Neteco.com