
Cette nouvelle loi — très courte — est nécessaire à la suite de la censure par le Conseil constitutionnel de la loi précédente. Celle-ci prévoyait qu'une autorité administrative indépendante, l'Hadopi, coupe l'accès à Internet après avertissements. Mais le Conseil constitutionnel a estimé que seule la justice pouvait couper l'accès à Internet. La nouvelle loi retire donc ce pouvoir à l'Hadopi pour le confier à un juge.
Dans la nouvelle loi, l'accès à Internet sera coupé si l'internaute est coupable de « contrefaçon », en clair s'il a lui-même effectivement piraté. Alors que la loi précédente se passait de cette démonstration. Elle voulait couper l'accès d'un internaute si un piratage était repéré sur sa ligne. Problème : ce piratage pouvait être dû à un tiers ayant détourné la ligne, sans que le titulaire de l'accès ait lui-même commis un piratage. Pour le Conseil constitutionnel, la présomption d'innocence n'était pas respectée. Problème : prouver que l'internaute a effectivement piraté sera beaucoup plus long et difficile. Cela nécessite une enquête, qui peut passer par l'examen de l'ordinateur.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire