vendredi 15 mai 2009

Le streaming rapporte 0,1 centime par écoute aux artistes

Adoptée hier par le gouvernement après « une saga que la filière n'est pas prête d'oublier », la loi favorisant la protection de la création sur internet continue de diviser, y compris au sein de la communauté des artistes. L'Adami, qui gère les droits de près de 100 000 artistes-interprètes, regrette ainsi que les « amendements faisant référence à la rémunération des artistes aient systématiquement été rejetés par tous les groupes parlementaires ». Pour la société de gestion collective, la loi Création et Internet « apporte l'illusion d'une réponse définitive au problème du piratage » mais « fait l'impasse sur l'essentiel ».


Certes la loi « favorise le développement de l'offre légale », mais la diffusion légale d'une chanson par le biais d'un site de streaming ne rapporterait que 0,1 centime d'euro à son interprète. Il faut ainsi qu'une chanson soit diffusée 100 000 fois pour qu'elle rapporte 100 euros à son interprète. Et l'Adami de conclure que « Internet ne rémunère pas la création ».
L'Adami prévient « qu'on ne pourra pas faire longtemps l'impasse sur la question de la rémunération des interprètes, sans lesquels aucun film et aucune chanson n'existent », et appelle ainsi à « préparer l'après Hadopi ». Il s'agit « d'adapter le droit au nouveau contexte ».

Google en panne, Facebook attaqué

La rançon de la gloire ? Google a enregistré une panne une heure durant jeudi. Facebook, de son côté, a été l'objet d'une nouvelle attaque ciblant les données de ses utilisateurs.

Interrogé par le New York Times, un porte-parole du réseau social a évoqué « une attaque de phishing (vol d'identité) concertée ». Celle-ci ne se serait pas généralisée et aurait impacté « un petit pourcentage » des membres du réseau. Facebook a affirmé avoir bloqué les liens vers les sites de phishing identifiés, nettoyer les messages frauduleux et réinitialiser les identifiants des utilisateurs victimes de cette attaque.



Pour Google, référence des moteurs de recherche et des liens sponsorisés, une erreur de routage serait à l'origine de la paralysie de ses services (moteur, messagerie, applications, interfaces de programmation...) hier vers 17h, heure française. Dans un billet publié à l'issue de la panne, Urs Hölzle, vice-président en charge des opérations chez Google, a indiqué :

« Une erreur dans l'un de nos systèmes nous a obligé à rediriger une partie de notre trafic internet vers l'Asie, ce qui a créé un embouteillage. En conséquence, environ 14% de nos utilisateurs ont enregistré un ralentissement de nos services, voire des interruptions. » Hölzle a ajouté : « vous pouvez être assurés que nous allons travailler encore plus dur pour que cela ne se reproduise pas. »

La CNIL (re)torpille le projet de loi Hadopi

La CNIL fête son 30e anniversaire. Pour l’occasion, elle a publié un rapport retraçant l’activité annuelle de cette autorité indépendante chargée de protéger les droits et libertés dans l’univers des fichiers. A l’occasion, elle revient sur l’histoire de la Hadopi, pour remettre une nouvelle couche de critiques contre le texte et la manière dont fut orchestré le contrôle de la CNIL par le gouvernement.
On se souvient que l’avant-projet de loi Hadopi lui fut notifié au printemps 2008. Il avait ensuite fui dans la presse. D’abord dans nos colonnes en mai 2008 où nous avions eu les premières informations sur cet avis (critique) puis à la Tribune qui diffusa l’intégralité de l‘avis en question en novembre 2008. Sans la presse, jamais la ministre de la Culture n’aurait sorti un tel texte tout simplement parce que la loi autorise ce secret, au grand bonheur du gouvernement.
Toutefois, on trouvera dans le dossier annuel, une interview d’Emmanuel de Givry (p.20) portant justement sur cet épisode. À la question « N’est-il pas gênant de rendre un avis qui peut, selon le souhait du gouvernement, ne jamais être connu ? », l’intéressé répond : « Cette situation est très clairement insatisfaisante ; c’est la raison pour laquelle une proposition de modification de la loi est évoquée dans la conclusion de ce rapport. En effet, la CNIL n’a pas été en mesure de s’exprimer sur le texte soumis au débat parlementaire puisqu’elle s’est trouvée dans l’impossibilité de s’appuyer sur sa délibération pour étayer son argumentation. Une telle situation génère donc incompréhension et approximation car nombre d’intervenants se référent à ce qu’ils pensent être l’avis de la CNIL sans en disposer réellement ».





Pour lire la suite de l'article, aller sur le site http://www.pcinpact.com/actu/news/50852-cnil-rapport-hadopi-juge-autorite.htm

jeudi 14 mai 2009

Verizon cède 5 millions de lignes fixes à Frontier

La téléphonie fixe de papa ne paye plus. Verizon, opérateur de référence aux Etats-Unis, choisit de vendre une partie de ses lignes fixes (fils de cuivre) à Frontier Communications Corp. Basée à Stamford, Connecticut, cette société prend ainsi le contrôle de 4,8 millions de lignes réparties sur 14 états américains. L'opération dépasse les 8 milliards de dollars (3,3 milliards en numéraire et 5,2 milliards de dollars en actions Frontier). Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Verizon Communications va prendre le contrôle des deux tiers des actions de Frontier et disposer de moyens supplémentaires pour se recentrer sur la téléphonie mobile et l'internet à très haut débit (fibre optique). Par ailleurs, une fois le rachat finalisé, Verizon aura encore à gérer 30,3 millions de lignes fixes outre-Atlantique. De son côté Frontier, regroupement d'opérateurs locaux actifs en milieu rural, va voir sa taille tripler.

Valeo migre 30.000 postes sous Google Apps

Google se développe sur le marché des applications professionnelles en ligne avec une nouvelle référence de poids : l'équipementier automobile français Valeo. 30.000 salariés du groupe accèdent désormais à un nouvel espace de travail basé sur l'édition 'Premier' de Google Apps.

Cette version payante d'applications en ligne de communication et de collaboration (Gmail, Google Agenda, Docs, Sites, Talk...) est complétée d'outils de sécurité, d'interfaces de programmation (API) et de support. Ce dernier est assuré, dans le cas présent, par la SSII française Capgemini.
A terme, les salariés de Valeo devraient pouvoir accéder aux applications depuis un ordinateur fixe ou portable et un terminal mobile. A travers « ce basculement », Valeo déclare dans un communiqué, vouloir réduire ses coûts d'infrastructure bureautique, optimiser son efficacité administrative et « améliorer la collaboration entre ses 193 entités dans 27 pays. »
A travers ce projet, Google démontre qu'il est en mesure de séduire des industriels longtemps fidèles aux pointures du logiciel d'entreprise, dont Microsoft. Ces acteurs se lancent tous dans le logiciel accessible en ligne en contrepartie d'un abonnement forfaitaire (SaaS).

Virtualisation : Oracle acquiert Virtual Iron, une société soutenue par SAP Ventures

Oracle poursuit sa stratégie d'acquisitions à un rythme effréné. Après avoir annoncé le rachat de Sun pour 7,4 milliards de dollars, l'éditeur américain acquiert Virtual Iron. Jeune pousse installée à Lowell, Massachusetts, Virtual Iron édite des logiciels de virtualisation de serveurs pour PME ainsi que des solutions de gestion d'infrastructures virtuelles.
Virtual Iron, société fondée en 2003 et présidée par Ed Walsh, ancien dirigeant d'EMC et d'Avamar, a obtenu le soutien financier de Highland Capital, Matrix Partners, Goldman Sachs, Intel Capital et... SAP Ventures. Ce fonds d'investissement a été créé par Hasso Plattner, co-fondateur du groupe allemand SAP AG, qui n'est autre que le rival d'Oracle dans l'informatique de gestion.
Par ailleurs, Virtual Iron compte parmi ses nombreux partenaires Microsoft, IBM et Sun Microsystems. Quatrième vendeur mondial de serveurs et référence du logiciel open source, Sun va devenir la propriété d'Oracle. Ce dernier n'a pas précisé le montant de l'acquisition de Virtual Iron. Une chose est sûre, l'opération doit lui permettre de créer une gamme de solutions autour de sa propre solution de virtualisation de serveurs, Oracle VM, basée sur l'hyperviseur open source Xen.
En bref, la virtualisation consiste à faire fonctionner de multiples systèmes virtualisés sur un minimum de serveurs physiques.

Presse en ligne : "le modèle actuel ne fonctionne pas", estime Rupert Murdoch

Touchée par la crise et aux enjeux de l'Internet, la presse quotidienne papier réfléchi à son avenir et à son modèle économique. Rupert Murdoch n'hésite pas à enfoncer le clou.

"Nous sommes au coeur d'un débat décisif sur la valeur des contenus et il est devenu évident que, pour de nombreux journaux, le modèle actuel ne fonctionne pas", commente le magnat australo-américain à la tête de News Corp, du nom de sa holding qui lui sert de tête de pont pour développer son groupe de communication au niveau monde.

Rupert Murdoch estime que le modèle de la gratuité des journaux sur l'internet a échoué et projette de basculer en payant certaines déclinaisons Internet de ses titres.

Ainsi, le propriétaire du New York Post aux Etats-Unis ou du Times ou du Sun ou du Sun au Royaume-Uni pourraient basculer vers une consultation payante "dans les 12 prochains mois". A l’image du Wall Street Journal Online (que News Corp avait acquis mi-2007 en prenant le contrôle de Group Dow Jones, maison-mère éditrice du WSJ) : le site d'informations économiques et financières de référence fonctionne sur un modèle d'abonnement.

Changement d'époque, changement de modèle, pourrait-on dire. Lors du rachat du groupe Dow Jones (éditeur du Wall Street Journal), Rupert Murdoch songeait à basculer dans le mode inverse : accès gratuit au contenu en échange d'une visibilité publicitaire.

Convaincu "que pour de nombreux journaux, le modèle actuel ne fonctionne pas", Rupert Murdoch semble estimer qu’un changement de modèle économique constitue un facteur déterminant pour la survie d’une partie des titres de son portefeuille de titres.

La dégringolade des budgets publicitaires en ligne ne permet plus aux sites d’information en ligne de combler le manque à gagner de leurs éditions papier.

Neteco.com