mercredi 6 mai 2009

Moteurs de recherche et publicité en ligne taxés au Royaume-Uni ?

La BBC rapporte que le gouvernement britannique pourrait envisager d'introduire une nouvelle taxe ciblant les moteurs de recherche mais aussi les sites de téléchargement et les fournisseurs d'accès à Internet afin de contribuer au financement du service de télévision publique et au déploiement de l'Internet à haut-débit.

Cette taxe devrait s'élever à 100 millions de livres Sterling et pourrait encourager les sociétés à monétiser certains de leur services jusqu'alors gratuits comme par exemple le courrier électronique, les requêtes sur Internet et l'utilisation de réseaux communautaires, explique la BBC. Il aurait été envisagé que le client d'un fournisseur d'accès à Internet paie selon sa consommation de bande passante mensuelle.
Parmi les opposants à cette réforme, le membre du Parlement Philip Davies, appartenant au parti conservateur, explique que la BBC possède les moyens nécessaires pour financer la télévision publique. « Ils regardent partout sauf là où ça leur saute aux yeux », explique-t-il, « c'est-à-dire vers la BBC (...) Il y a un tas d'argent flamboyant devant eux, mais ils font tout ce qu'ils peuvent pour ne pas le voir ». Le réseau de la BBC possèderait 250 millions de livres Sterling pour le déploiement de l'Internet haut-débit mais le gouvernement chercherait une source de financement.
Ce projet, actuellement en cours de discussion, devrait d'abord être accepté par le ministère des finances britannique. Un porte-parole de Google explique : « c'est étrange de voir une nouvelle taxe (...) d'autant plus que cette idée a été rejetée en France parce que cela pénaliserait une industrie en pleine croissance dans une conjoncture en récession. Le gouvernement devrait plutôt encourager les sociétés qui créent des emplois et non pas les punir ».

Microsoft lance la version de test de Windows 7 à l'assaut du grand public

Comme prévu, Microsoft a étendu mardi la disponibilité de la Release Candidate, ou RC, de Windows 7, à l'ensemble des internautes désireux de tester son futur système d'exploitation. Le logiciel est proposé au téléchargement, gratuit, dans cinq langues dont le français, jusqu'au 1er juillet prochain.

Pour l'éditeur, l'ouverture de la phase de tests à l'ensemble des particuliers et entreprises est le meilleur moyen de recueillir les retours de la plus large population possible, qui lui serviront à corriger les éventuels problèmes subsistant au sein du futur Windows 7, dont la sortie devrait intervenir avant la fin de l'année.

Pour télécharger et installer Windows 7 RC, il suffira de passer par cette page et de s'identifier à l'aide d'un compte Hotmail ou Windows Live ID. Il faudra ensuite déterminer si l'on souhaite une version 32 bit ou 64 bit du système. L'utilisateur se verra alors attribuer un numéro de licence permettant de valider l'installation du système, puis accèdera aux liens de téléchargement. Les droits d'utilisation ainsi accordés sont valables jusqu'au 1er juin 2010.

Si Windows Vista ne s'est pas révélé un échec sur le plan commercial pour Microsoft, l'éditeur ne souhaite pas reproduire certaines erreurs survenues lors de son lancement, et affiche publiquement aujourd'hui un nouvel OS dont les premiers tests ne révèlent que peu d'incompatibilités logicielles ou matérielles, qui seront sans doute corrigées lors de la sortie de la version finale.

Officiellement, la date de sortie de Windows 7 n'a pas été communiquée, Microsoft se contentant d'indiquer que ses feuilles de route prévoient maintenant un renouvellement de son système d'exploitation pour poste client tous les trois ans. En pratique, fabricants et distributeurs évoquent un lancement dans le courant de l'automne.

Vista devrait donc connaitre un cycle de vie relativement court, d'un peu moins de trois ans (la version Entreprise avait été lancée fin novembre 2006). Il devrait toutefois être commercialisé jusqu'à 2011, avec un support technique assuré jusqu'à 2012 pour le grand public, et 2017 pour les entreprises.

Amazon s'apprête à dévoiler un troisième Kindle

Jamais deux sans trois. Le service de presse d'Amazon confirme que le champion américain du commerce électronique devrait dévoiler ce mercredi aux Etats-Unis un nouveau modèle de Kindle, sa tablette électronique dédiée au téléchargement et à la lecture de presse et livres électroniques.

Toujours basée sur la technologie d'écran e-ink, également adoptée par le Sony Reader ou le Cybook de Bookeen, et sur un impressionnant catalogue de plus de 240 000 titres, le Kindle 3 devrait se distinguer des deux premiers modèles par un écran plus grand, estimé à 10 pouces.
Malgré l'abandon d'un projet similaire soutenu par LesEchos ou les hésitations d'opérateurs tels que SFR ou Orange, dont les tablettes de lectures n'ont toujours pas été commercialisées, Amazon confirme son intérêt pour ce type de produit uniquement destiné à la lecture.
Pragmatique, le groupe n'oublie toutefois pas d'adresser d'autres écrans mobiles comme ceux des téléphones mobiles. Après le rachat du français Mobireader en 2003, Amazon s'est récemment offert l'application Stanza tout en lançant sa propre application Kindle pour l'iPhone. Une précaution bienvenue si les rumeurs d'iPod Touch XXL se confirment en juin prochain...




Un hacker pénètre au sein de l'administration de Twitter

Au mois d'avril, lors du weekend de Pâques, le réseau de microblogging Twitter s'est vu infecté d'un cheval de Troie, lequel fut vite repéré puis éradiqué selon les propos de Biz Stone, PDG de la start-up. Cependant, Twitter fut récemment la cible d'une nouvelle attaque menée cette fois par un hacker du nom de Hacker Croll.

En effet, plusieurs clichés de l'interface d'administration ont été publiés sur le forum anglophone du site Zataz.com, spécialisé dans la sécurité informatique. Cette intrusion fut confirmée le 30 avril par Biz Stone lui-même sur son blog officiel :
« Cette semaine, un intrus a réussi à pénétrer de manière non autorisée au sein de Twitter. Selon nos premières investigations sur la sécurité du réseau, aucune information n'a été modifiée ou effacée. Cependant, nous nous sommes aperçus qu'une dizaine de comptes ont été hackés pendant cette intrusion ». Parmi ces comptes, notons ceux des célébrités américaines Britney Spears et Ashton Kutcher.
Hacker Croll aurait tout d'abord réussi à pirater le compte Yahoo! Mail de Jason Goldman, l'administrateur de Twitter, via le processus de récupération de mot de passe, puis trouvé les identifiants nécessaires à l'accès privé de Twitter.


Antitrust : Google et Apple sous surveillance de la FTC

Aux États-Unis, la Federal Trade Commission, chargée d'appliquer droit de la consommation et le contrôle des pratiques commerciales, serait en train de mener une enquête sur une possible violation de loi antitrust par les sociétés Google et Apple.


En effet, en 2006 le PDG de Google, Eric Schmidt, a rejoint le conseil de direction d'Apple. Il est aussi intéressant de noter que le directeur de Genentech, Arthur Levinson, fait également partie du conseil. Enfin Bill Campbell et Al Gore, également au conseil d'Apple, travaillent en tant que consultants pour Google.
Ces dernières années, le géant de la recherche sur Internet et la firme de Cupertino ont signé plusieurs partenariats. Les outils de Google se retrouvent dans plusieurs logiciels d'Apple. Si Google Search, YouTube et Google Maps sont directement intégrés à l'iPhone, le logiciel de cartographie et Google Adsense sont embarqués au sein de la suite iLife. Notons également que la prochaine version de Mac OS X, Snow Leopard, permettra à l'utilisateur de publier directement une vidéo sur le site YouTube, filiale de Google, au travers du logiciel Quicktime X.
La FTC a donc décidé de mener une enquête sur les relations entre les deux sociétés californiennes qui pourraient enfreindre un loi datant de 1914 en créant une compétition déloyale.

Plus de 18 millions d'abonnés Internet en France fin 2008

Le nombre d'abonnements à une ligne fixe a continué de progresser en France. Il est passé de 39,6 millions de ligne au quatrième trimestre 2007 à 40,65 millions au 31 décembre 2008 selon les derniers chiffres de Observatoire des marchés que vient de publier par l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes). Ce qui représente une augmentation, modeste mais régulière, de 2,6 %. Une progression tirée par les technologies numériques haut débit (ADSL, câble). "En un an, le nombre d’abonnements téléphoniques sur large bande s’est accru de 3,5 millions, soit une progression de 31,8 % tandis que, sur la même période, le nombre d’abonnements téléphoniques sur des accès bas débit diminuait de 2,4 millions (-8,5 %)", note l'Arcep.

En conséquence, la proportion d'abonnements "classiques" (RTC bas débit) tombe à 59 % contre 68 % fin 2007. Les lignes totalement dégroupées (ou revendues telles quelles en marque blanche par France Télécom selon son offre 'ADSL nu') représente désormais 25 % des lignes contre 17 % précédemment. Les lignes partiellement dégroupées (téléphonie RTC, accès Internet) occupent 16 % des abonnements, une part qui n'a pas varié depuis le début de l'année.

En conséquence, les revenus des lignes fixes (abonnements compris) poursuit sa décroissance. Le secteur a généré 2,6 milliards d'euros (dont 1,5 milliard rien que sur les abonnements) au quatrième trimestre 2008. En baisse de 4,1 % (-5,7 % pour le chiffre d'affaires généré sur les communications). Les communications passées depuis une ligne IP atteignaient 47 % des appels téléphoniques émis depuis un poste fixe en France.

Les 13 milliards de minutes de communication IP représentent 47 % du trafic émis depuis un poste fixe. En progression annuelle de 24,3 %. Favorisés par les tarifs forfaitaires, les deux tiers des appels vers l'étranger le sont depuis une ligne IP et près de la moitié (49 %) vers les numéros fixes nationaux. En revanche, les appels vers les mobiles, non compris dans les forfaits la plupart du temps, se limitent à 20 % des communications.

Le nombre de foyers reliés à Internet progresse toujours. Fin 2008, la France comptait 18,67 millions d'abonnés à Internet. Dont près de 17,7 en haut débit (il reste encore près d'1 million de lignes Internet bas débit). Soit 2,7 millions de nouveaux utilisateurs d'Internet, en hausse de 13,8 % sur un an. Si la progression reste soutenue, elle tend à ralentir puisque le nombre de nouveaux abonnés Internet s'élevait à 2,9 millions fin 2007.

Le secteur de la téléphonie mobile continue lui aussi de progresser. Avec 58 millions de lignes fin 2008, il croît de 2,6 millions, soit une croissance de 4,7 %. Cependant, "le rythme de cette croissance, qui atteignait 7 % au premier trimestre 2008, s’est ralenti au cours de l’année", note l'Autorité. Les deux tiers (67,4 %) des abonnements sont de type forfaitaire (+8,1 %) tandis que le prépayé ralentit de 1,7 %. A noter que 1 million des abonnements sont utilisés pour des communications Internet mobile sans service (en théorie) de voix. Ces abonnements sont essentiellement commercialisés via les clé 3G et autres offres netbook des opérateurs.
Si les Français passent moins de temps à téléphoner depuis une ligne fixe (4h23 par mois, soit -1,3 %) ou mobile (2h30, -5,5 %), l'usage des SMS explose de 92 % avec 67,3 SMS envoyés par mois en moyenne par utilisateur.

Malgré ces variations, l'industrie des télécom se porte donc plutôt bien en France fin 2008. Les communications électroniques ont générés 11,34 milliards d'euros au cours du dernier trimestre. En hausse annuelle de 2,8 %. A 8,75 milliards d'euros, la partie "télécommunication et Internet" progresse de 2,7 %. A ces revenus, il faut ajouter les prestations d'interconnexions et les ventes de gros qui s'élèvent à 2,2 milliards d'euros sur le trimestre.

L’Union européenne appelle à la « privatisation complète » de l'Icann

Législation - Le 1er octobre prochain, l’accord liant l’Icann au ministère américain du Commerce prendra fin. Viviane Reding, commissaire européen, réclame que soit instauré un G12 pour la gouvernance de l’Internet, garant de l’indépendance de cette institution.

Depuis sa création en 1998, l'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) gère l'attribution des noms de domaine pour l'ensemble du Web. Cette association à but non lucratif est liée au gouvernement américain par un mémorandum avec le ministère du Commerce, qui prendra fin le 30 septembre prochain.

Anticipant cette échéance clé, la Commission européenne, par la voix de sa commissaire chargée de la Société de l'information et des médias, Viviane Reding, appelle le président américain à garantir l'indépendance totale de l'Icann.

Une gouvernance de l'internet plus transparente

Une décision qui passe par la privatisation complète de cette institution adossée à la création d'une entité judiciaire, indépendante elle aussi. Dans une vidéo, Mme Reding a déclaré être « convaincue que le président Obama aura le courage, la sagesse et le respect de la nature mondiale de l'internet pour ouvrir la voie dès septembre à une nouvelle forme de gouvernance de l'internet, plus responsable, plus transparente, plus démocratique et plus multilatérale ».
Elle propose pour finir la création d'un « G12 de la gouvernance de l'Internet » qui rassemblerait deux représentants de l'Amérique du Nord, de l'Amérique du Sud, de l'Europe et de l'Afrique, trois représentants de l'Asie et de l'Australie.

Le président de l'Icann n'aurait lui pas le droit de vote. Ce G12 pourrait se réunir deux fois par an pour formuler des recommandations. Le 6 mai, la Commission européenne tient une audience publique afin que les citoyens puissent exprimer leurs griefs sur la gouvernance de l'Internet. (Eureka Presse)

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